ETF : le guide complet pour bien investir (définition, frais, avantages, inconvénients)
Les ETFs, Exchange Traded Funds, ont changé la façon d’investir. Ils sont simples, performants et à faible coût, ce qui les a rendus extrêmement populaires. Pourtant, bien souvent, les gens ne savent pas vraiment ce que sont les ETFs, comment ils fonctionnent, ni comment les utiliser. En France, à peine 3 personnes sur 10 savent ce que sont les ETFs. C’est surprenant ! Alors… c’est quoi exactement un ETF ? Et pourquoi ça vaut le coup (ou pas) d’y investir ? Et comment pouvez-vous les intégrer facilement dans votre stratégie d’investissement à long terme ? Voici mon guide complet pour tout comprendre sur les ETFs — même (et surtout) si vous partez de zéro.
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Qu’est-ce qu’un ETF ?
Un ETF (en français, un fonds indiciel coté) est un type de fonds d’investissement qui vise à répliquer la performance d’un indice boursier, comme le CAC 40, le S&P 500 ou encore le MSCI World. Contrairement aux fonds traditionnels, les ETFs s’échangent en temps réel en bourse, exactement comme des actions.
On les appelle aussi trackers, car ils « traquent » un indice. Par exemple :
- Un ETF CAC 40 investit dans les 40 plus grandes entreprises françaises.
- Un ETF S&P 500 regroupe les 500 plus grandes sociétés cotées aux États-Unis.
- Un ETF SMI regroupe les 20 plus grandes sociétés cotées en Suisse.
Et les ETFs ne suivent pas uniquement les plus grandes entreprises d’une région (comme dans mes trois exemples). Ils couvrent aussi différents secteurs, niveaux de performance, et bien d’autres critères. C’est ce qui explique pourquoi il existe aujourd’hui plus de 8 000 ETFs dans le monde, répartis sur toutes sortes de classes d’actifs.
L’un des avantages souvent méconnus des ETFs repose sur la fonction autonettoyante des indices qu’ils suivent, ainsi que sur la manière dont ils sont mis à jour en permanence.
Prenons l’exemple du S&P 500.
Si l’entreprise classée 498ᵉ dans le S&P 500 perd de la valeur et devient moins performante, elle peut être retirée de l’indice lors du rééquilibrage. Elle sera alors remplacée par une entreprise mieux classée, comme la 501ᵉ. Ce mécanisme permet à l’indice, et donc à l’ETF qui le suit, de rester représentatif des entreprises les plus solides.
Ainsi, sans que vous n’ayez à intervenir, un ETF indexé sur le S&P 500 se rééquilibre en permanence pour ne conserver que les leaders du moment. C’est comme si votre portefeuille se nettoyait tout seul des entreprises en déclin.
C’est quoi un indice boursier ?
Un indice boursier correspond à un panier d’actions représentatif d’un marché ou d’un secteur, qui permet de mesurer la performance globale de ce marché ou secteur.
Pour bien comprendre le fonctionnement d’un indice boursier, reprenons notre exemple, le S&P 500, qui regroupe les 500 plus grandes entreprises américaines cotées en Bourse.
Bon à savoir : Seules les sociétés présentes sur les marchés financiers peuvent figurer dans un ETF — les entreprises privées ou non cotées en sont exclues.
Il faut aussi comprendre que toutes les entreprises présentes dans l’indice n’y ont pas le même poids. Leur importance dépend directement de leur capitalisation boursière (la valeur totale de l’entreprise : nombre d’actions × prix d’une action).
Par exemple, Microsoft, avec une valorisation de près de 2 500 milliards de dollars, représente à elle seule environ 7 % du S&P 500. À l’inverse, Johnson & Johnson, pourtant une grosse entreprise, ne pèse qu’environ 1,2 %. Soit presque cinq fois moins que Microsoft.
Donc, quand vous investissez dans un ETF S&P 500, vous n’achetez pas 500 entreprises à parts égales. Vous achetez un produit, l’ETF, qui regroupe toutes les entreprises en fonction de leur poids dans l’indice. Dans ce cas, une partie importante de votre investissement ira vers les géants comme Apple, Microsoft ou Amazon.
Quelle est la performance d’un tracker indiciel ?
La plupart des ETFs en Bourse sont des trackers indiciels, c’est-à-dire qu’ils répliquent fidèlement leur indice de référence.
Prenons un exemple concret : l’ETF AMUNDI MSCI WORLD UCITS. Si vous regardez son graphique, vous verrez que la courbe de l’ETF se confond presque parfaitement avec celle de l’indice. La différence de performance est si minime qu’on peine à distinguer les deux lignes.

Cela dit, tous les ETFs ne suivent pas leur indice de référence avec la même précision. Certains reproduisent leur indice mieux que d’autres. Pour mesurer cela, on utilise ce qu’on appelle l’erreur de suivi (tracking error), qui indique à quel point un ETF suit fidèlement son indice.

ETFs vs Actions individuelles : Quelle stratégie d'investissement choisir ?
Vous vous demandez peut-être pourquoi investir dans des actions individuelles comme Apple alors que vous pouvez acheter un ETF déjà diversifié et autonettoyant, comme le S&P 500.
Investir dans des actions, c’est parier sur des entreprises en lesquelles vous croyez — parfois avec un potentiel de gains élevé, mais aussi avec un risque important. À l’inverse, les ETFs offrent une approche plus simple et diversifiée, avec un risque généralement plus modéré.
Si vous êtes un investisseur qui ne souhaite pas passer son temps à analyser les marchés, les ETFs sont une option accessible et efficace. Mais tout dépend du type d’investisseur que vous êtes. Si vous êtes prêt à prendre plus de risques, investir dans des actions individuelles peut offrir des opportunités plus audacieuses. Certains le font pour le frisson, d’autres pour soutenir des entreprises en lesquelles ils croient, ou encore dans l’espoir de gains rapides à court terme. À l’inverse, les ETFs prennent tout leur sens dans une stratégie d’investissement à long terme, avec un risque mieux réparti.
Pour comparer les deux approches plus en détail, cliquez ici pour découvrir quelle stratégie pourrait convenir à votre profil de risque.
Existe-t-il des frais sur les ETFs ?
Il y a trois types de frais liés aux ETFs :
1. Les frais de gestion
Les frais de gestion sont les coûts prélevés par le fournisseur d’un ETF pour en assurer le fonctionnement.
Ils correspondent à un pourcentage faible — en moyenne entre 0,20 % et 0,30 %, comme nous le verrons plus en détail par la suite — mais ils peuvent avoir un impact significatif sur la performance à long terme. C’est pour cette raison qu’il est important de comparer les frais des différents ETFs afin de minimiser ce coût sur la durée.
Ces frais couvrent notamment la gestion du portefeuille, les frais administratifs, ainsi que les services liés à la réplication de l’indice. Ils sont automatiquement déduits de la performance de l’ETF, sans action de votre part. En un sens, ils sont donc assez bien cachés si on ne les cherche pas.
2. Les frais de courtage
Lorsque vous investissez dans un ETF, vous devez passer un ordre d’achat ou de vente via une plateforme de courtage (Trade Republic, Revolut, etc.).
Chaque ordre entraîne des frais de courtage, c’est-à-dire une commission prélevée par le courtier pour exécuter votre transaction.
Ces frais varient fortement selon plusieurs critères :
- Le montant de votre ordre : plus l’ordre est important, plus les frais peuvent être élevés.
- La fréquence de vos opérations : certains courtiers proposent des tarifs réduits pour les investisseurs actifs.
- La place boursière sur laquelle l’ETF est coté : investir sur Euronext n’implique pas les mêmes frais qu’un ordre passé à New York ou Francfort, par exemple.
- Chaque courtier fixe ses propres frais de courtage, qui peuvent varier d’un courtier à l’autre en fonction de leur politique tarifaire.
3. Le spread
Certains courtiers se rémunèrent aussi via le spread. Le spread, c’est simplement l’écart entre le prix affiché d’un actif et le prix réel auquel votre ordre est exécuté. Concrètement, pour un ETF affiché à 100 €, votre ordre pourrait être exécuté à 100,50 € ou même à 101 €. Dans ces cas-là, le courtier empoche la différence : 0,50 € dans le premier exemple, 1 € dans le second. Il faut également savoir que le spread est souvent caché : le prix affiché sur la plateforme de trading inclut généralement déjà ce spread, ce qui le rend difficile à détecter si l’on ne le cherche pas activement.
Le coût du spread est peu élevé mais représente une part significative en pourcentage, surtout sur des ordres fréquents ou de faibles montants. Par exemple :
- Sur les ETF très liquides (comme ceux du CAC 40, S&P 500, etc.), le spread est souvent faible, entre 0,05% et 0,20%.
- Sur des ETF mois liquides, le spread peut aller jusqu’à 0,5%, voire 1% ou plus.
Pour en savoir plus sur le spread, cliquez ici.

Quelle est la répartition des frais dans un ETF ?
Lorsqu’on investit dans un ETF, il est important de comprendre comment les frais sont répartis, car ils peuvent impacter la performance finale de votre investissement. Plusieurs types de frais peuvent s’appliquer selon le courtier ou la plateforme utilisée.
Il est bon de savoir que certains courtiers appliquent uniquement des frais de courtage, d’autres se rémunèrent via le spread, et certains combinent les deux.

Quels sont les avantages des ETFs ?
1. Des frais de gestion compétitifs
L’un des premiers atouts des ETFs est leurs frais de gestion très bas. Les fonds d’investissement classiques, souvent gérés activement, facturent entre 1 % et 2 %. Notamment dans les contrats d’assurance-vie, les frais de gestion tournent généralement autour de 0,5 % à 1 % par an. En comparaison, les frais annuels des ETFs se situent généralement entre 0,20% et 0,30%.
Cela peut sembler très peu, mais sur une période de 10, 20 ans, la différence s’accumule et représente des économies de plusieurs milliers d’euros pour un même capital investi.
Ainsi, plus vous investissez tôt et longtemps en ETF, plus ces frais réduits contribuent à faire croître votre patrimoine.
2. Une diversification immédiate, minimisant les risques
Investir dans un ETF, c’est acheter un panier d’actions regroupées en un seul produit. En un seul clic, vous devenez actionnaire de dizaines, voire de centaines d’entreprises à travers le monde.
C’est une façon simple de diversifier votre investissement dès le départ, sans avoir à choisir vous-même chaque action. Avec plus de diversification, vous répartissez votre argent, et naturellement vous limitez les risques liés à la volatilité des marchés.
On le dit souvent : on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Pourquoi investir uniquement dans une action comme Apple, quand avec la même somme on peut investir dans tout le secteur de la technologie ? Quel investissement sera le plus risqué ?
3. La transparence des ETFs
Contrairement aux fonds actifs dont la composition reste souvent confidentielle, les ETFs publient régulièrement la liste exacte des entreprises qu’ils détiennent, ainsi que leur poids dans l’indice. Cela nous permet de savoir précisément où est placé notre argent.
Comme on l’a vu, Apple représente environ 6,1 % du portefeuille S&P 500. Et c’est cette transparence qui nous permet d’anticiper plus facilement les risques. Par exemple, on comprend que l’achat de l’action Apple et d’un ETF S&P 500 comporte une certaine duplication. De plus, si l’on pense qu’Apple est surévaluée ou trop exposée à certaines tendances économiques, on peut même ajuster notre stratégie ou choisir un ETF différent.
Ci-dessous, vous pouvez facilement comprendre cette transparence : les actifs sous-jacents sont listés par l’émetteur de l’ETF du CAC 40. Imaginez si on ne savait pas du tout ce qu’ils contiennent ! Ce serait beaucoup plus difficile de leur faire confiance. C’est aussi très pratique si l’on veut éviter certains secteurs, comme l’armement ou les énergies non renouvelables, pour rester en accord avec ses valeurs.

Comme vous pouvez l’observer sur l’image précédente, on sait exactement de quoi est composé l’ETF CAC 40 et dans quels secteurs il investit. Voyons maintenant la répartition, en pourcentage, des composants au sein de l’indice.

4. La liquidité des ETFs
Pour tout investissement, un aspect important à considérer est la liquidité. Par exemple, lorsque vous investissez dans une assurance-vie, votre argent peut souvent être bloqué pendant de longues périodes, ce qui le rend moins liquide. Il en va de même pour l’immobilier : si vous achetez un bien, vous ne pouvez pas forcément le vendre immédiatement quand vous le souhaitez. Il vous faut d’abord trouver un acheteur, évaluer le prix du bien, et effectuer de nombreuses démarches qui prennent du temps. C’est pourquoi l’argent investi dans l’immobilier est généralement peu liquide.
L’avantage des ETFs, c’est que vous restez maître de votre argent à tout moment. Vous pouvez les acheter ou les revendre en quelques clics. En quelques secondes, votre ETF peut se transformer en monnaie utilisable — comme une action.
Par contre, tous les ETFs n’ont pas le même niveau de liquidité : certains sont plus liquides que d’autres. Pour comprendre pourquoi, cliquez ici.
Bon à savoir : on ne peut acheter ou vendre des actions ou des ETFs que lorsque les marchés sont ouverts — généralement du lundi au vendredi, de 9h à 16h (heure de New York), et jamais les jours fériés. Les horaires d’ouverture dépendent toutefois du pays de la Bourse : chaque pays ouvre et ferme ses marchés à des heures différentes.
5. Une gestion passive
Sur 15 ans, plus de 90% des fonds actifs sont battus par leur indice de référence. Oui, la majorité des gestionnaires « professionnels », avec leurs équipes, leurs analyses et leurs promesses, font moins bien que de simples ETFs. Cela est démontré dans une étude très célèbre de Standard & Poor’s, les mêmes qui gèrent le S&P 500 (S&P = Standard & Poor’s), appelée l’étude SPIVA. Voici leurs résultats :

Pourquoi cela se produit-il ? Parce que les ETFs ne cherchent pas à deviner l’avenir. Un ETF va simplement copier un marché de manière passive, sans engendrer les risques et frais élevés liés à la gestion active.
Donc, avec un ETF, on a moins d’erreurs, moins de frais, et plus de performance. Au lieu d’analyser, arbitrer et spéculer sur des actions, avec un ETF, on laisse les marchés travailler pour nous.
C’est l’outil des investisseurs malins, pas des devins !

Vous souhaitez en savoir plus sur cette méthode et comment l’intégrer dans votre stratégie patrimoniale ? N’hésitez pas à découvrir notre masterclass !
6. Avantage fiscal
En plus, les ETFs bénéficient d’un avantage fiscal important : ils ne sont pas soumis à la taxe sur les transactions financières (TTF), ce qui permet de réduire les coûts liés à vos investissements.
Lorsque vous détenez des actions à votre nom, notamment celles qui versent des dividendes, vous devez payer des impôts sur ces dividendes. En revanche, un ETF capitalisant réinvestit automatiquement ses dividendes, ce qui permet d’éviter cette imposition en France. C’est donc moins de frais, et plus de rendement net pour vous. En Suisse, la situation est différente : même les dividendes réinvestis dans un ETF capitalisant peuvent être soumis à l’impôt.
Pour mieux comprendre l’imposition des investissements boursiers en France et/ou en Suisse, consultez nos articles dédiés. Les systèmes d’imposition des deux pays sont très différents.
Question clé : Quelle est la différence entre un ETF capitalisant et un ETF distribuant ?
Quels sont les inconvénients des ETFs ?
1. Des rendements financiers gonflés
Quand un ETF enchaîne les bonnes performances, il attire un grand nombre d’investisseurs. Cette popularité peut créer un mécanisme auto-renforcé pouvant être perçu comme une bulle :
En effet, certaines personnes pensent qu’il existe une bulle autour des ETFs. C’est une question d’opinion, et c’est probablement vrai pour les ETFs dont la valeur est davantage gonflée par leur popularité que par la croissance réelle des entreprises qu’ils détiennent.
Voici comment ce mécanisme fonctionne :
- L’ETF affiche de bons résultats et gagne en popularité.
- Des milliards affluent, poussant son cours à la hausse.
- Cette hausse attire plus d’investisseurs, alimentant un cercle vertueux… jusqu’à ce qu’il baisse.
- À la moindre baisse, les retraits massifs peuvent provoquer une chute rapide et violente.
Exemple : L’ETF ARK innovation, vedette de l’année 2020 avec une envolée de +153 %, a ensuite plongé lourdement dès que l’euphorie s’est dissipée et que les capitaux spéculatifs sont sortis.
Comment éviter ce scénario ?
- Diversifiez vos investissements entre plusieurs ETFs et zones géographiques.
- Fuyez les ETFs ultra-concentrés sur un petit nombre d’actions (souvent très volatiles).
- Gardez un œil sur certains signaux de marché, comme l’intérêt à découvert ou les volumes de transactions anormaux.
- Analysez les fondamentaux, comme le PER (price/earnings ratio), pour savoir si l’ETF est encore raisonnablement valorisé.
Pour mieux comprendre comment choisir et analyser un ETF, découvrez notre article complet : comment analyser un ETF ?
2. Un ETF peut fermer
Il arrive — rarement — qu’un ETF soit retiré du marché (délisté). Chaque année, environ 3 à 5 % des ETFs en circulation ferment, principalement ceux avec une faible capitalisation ou un volume d’échanges très limité. Ces fermetures concernent surtout les produits peu liquides ou qui n’attirent plus suffisamment d’investisseurs. Généralement, les ETFs qui ferment ont une capitalisation inférieure à 100 millions de dollars.
Pour limiter ce risque, je vous conseille de privilégier les ETFs ayant une capitalisation d’au moins 100 à 200 millions de dollars, ce qui est souvent un bon indicateur de viabilité à long terme.
En cas de fermeture, l’émetteur doit l’annoncer au moins 30 jours à l’avance, ce qui vous laisse le temps de revoir votre allocation ou de choisir un ETF de remplacement adapté.
À l’issue de ce délai, l’ETF est liquidé et le capital correspondant à la valeur des parts au moment de la liquidation vous est restitué en espèces sur votre compte.
Même si ce scénario reste peu fréquent, il est important d’en être conscient, surtout si vous investissez dans des ETFs très spécialisés ou peu liquides, où le risque de fermeture est plus élevé.
3. Un ETF ne donne pas de droit de vote
Contrairement aux actions, investir dans un ETF ne vous donne pas de droit de vote lors des assemblées générales des entreprises, car il appartient à la société de gestion qui détient les titres.
Par ailleurs, même si vous êtes actionnaire direct dans une entreprise cotée en bourse, vous détenez souvent moins de 0,01 % des actions et donc des droits de vote ; votre influence est quasiment inexistante.
Si votre objectif est d’avoir un impact, même minime, sur les décisions de l’entreprise, les ETFs ne vous le permettront pas, car vous n’aurez même pas ce 0,01 % de droit de vote.
Personnellement, je ne considère pas cela comme un inconvénient majeur, mais cela dépend totalement de vos objectifs en tant qu’investisseur.
4. Une restriction géographique des ETFs
Certains ETFs ne sont accessibles que dans certaines zones géographiques. Par exemple, des ETFs comme VOO (Vanguard S&P 500) sont réservés aux investisseurs américains.
En tant qu’investisseur européen, il est utile de choisir des ETFs portant la mention UCITS (Undertakings for Collective Investments in Transferable Securities), qui respectent les règles de distribution en Europe.
Quels sont les avantages et inconvénients des ETFs ?
Personnellement, je trouve que les avantages l’emportent largement sur les inconvénients. Voici une liste pour vous aider à vous faire votre propre opinion.
Pourquoi investir sur le long terme avec les ETFs ?
Le temps est votre meilleur allié en Bourse
Investir dans les ETFs a du sens uniquement si vous visez le long terme. Les marchés sont très imprévisibles : la volatilité est forte, et il existe un risque important de perte en capital.
Si votre horizon d’investissement est inférieur à 5 ans, il vaut mieux privilégier, selon moi, des placements plus stables, comme les obligations ou certaines matières premières.
Les marchés financiers fonctionnent par cycles : ils alternent entre phases d’euphorie — où tout monte — et phases de stress — où tout baisse.
« Sur le court terme, la Bourse est une machine à voter ; sur le long terme, c’est une machine à peser. » — Benjamin Graham, mentor de Warren Buffett
Il est donc essentiel de rester investi et de laisser le temps faire son travail.
Quels sont les différents types d’ETFs ?
Qu’est-ce que les ETFs sectoriels ?
Les ETFs sectoriels permettent d’investir dans des secteurs d’activité spécifiques. Il en existe dans de nombreux domaines, comme la santé, l’écologie, la technologie, etc. Il existe presque autant d’ETFs que de secteurs économiques et boursiers.
Ces ETFs sont particulièrement utiles si vous souhaitez vous exposer davantage à un secteur que vous estimez porteur ou prometteur.
Voici une liste non exhaustive des ETFs sectoriels les plus populaires :
- XLK – Technology Select Sector SPDR Fund
→ Exposition aux grandes entreprises technologiques comme Apple, Microsoft, Nvidia.
- XLF – Financial Select Sector SPDR Fund
→ Inclut des banques, compagnies d’assurance et institutions financières (ex : JPMorgan, Bank of America).
- XLV – Health Care Select Sector SPDR Fund
→ Secteur santé : laboratoires, hôpitaux, biotech (ex : Johnson & Johnson, Pfizer).
- XLE – Energy Select Sector SPDR Fund
→ Sociétés pétrolières et gazières (ex : ExxonMobil, Chevron).
- XLY – Consumer Discretionary Select Sector SPDR Fund
→ Entreprises liées aux biens de consommation non essentiels (ex : Amazon, Tesla).
- XLRE – Real Estate Select Sector SPDR Fund
→ Focalisé sur l’immobilier coté (REITs) comme American Tower ou Prologis.
Qu’est-ce que les ETFs géographiques ?
Un ETF géographique investit dans les actions d’un pays, d’une région ou d’un continent spécifique. Son objectif est de reproduire la performance d’un indice représentatif de cette zone.
Exemples :
- ETF France : suit l’indice CAC 40 → investit dans les 40 plus grandes entreprises françaises.
- ETF USA : suit le S&P 500 → investit dans les 500 plus grandes entreprises américaines.
- ETF Suisse : suit le SMI → investit dans les 20 plus grandes entreprises suisses cotées à la bourse de Zurich.
- ETF émergents : suit l’indice MSCI Emerging Markets → regroupe des pays comme le Brésil, l’Inde ou la Chine.
Quelle est la différence entre un ETF capitalisant et un ETF distribuant ?
C’est un point important à vérifier avant de valider votre choix. Deux politiques principales existent concernant les dividendes :
- ETFs distribuants : les dividendes perçus par le fonds sont distribués directement à l’investisseur sous forme d’espèces.
- ETFs capitalisants : les dividendes sont automatiquement réinvestis dans l’ETF, augmentant ainsi la valeur de la part.
Les ETFs capitalisants sont généralement préférés pour le long terme, car ils profitent de l’effet de la capitalisation composée, favorisant une croissance plus rapide de votre investissement sans nécessiter de gestion manuelle des revenus.
Pour en savoir plus sur la lecture des noms d’ETF, consultez notre article complet : comment décrypter le nom d’un ETF ?
Quelle est la différence entre un ETF à réplication physique et un ETF à réplication synthétique ?
Pour reproduire la performance d’un indice, les ETFs utilisent deux principales méthodes de réplication :
- Réplication physique
Le fonds achète directement les actions qui composent l’indice, en respectant leur poids.
Par exemple, si LVMH représente 13 % du CAC 40, alors l’ETF détiendra environ 13 % de ses actifs en actions LVMH.
- Réplication synthétique
L’ETF ne détient pas directement toutes les actions de l’indice. À la place, il possède un panier d’actifs liquides et conclut un contrat d'échange (swap) avec une institution financière. Ce contrat garantit que l’ETF reproduira la performance de l’indice, même s’il ne détient pas les titres sous-jacents.
Cette méthode est un peu plus complexe, mais reste fiable. En revanche, elle entraîne généralement des frais plus élevés que la réplication physique, à cause des coûts liés aux contrats et aux intermédiaires.
Bon à savoir : grâce aux ETFs synthétiques, il est possible d’accéder facilement à certains marchés étrangers, comme les marchés américains, tout en restant dans un cadre fiscal avantageux — par exemple, dans un PEA en France. Cela permet d’investir sur des indices étrangers sans avoir à ouvrir un compte-titres classique (CTO), bien que les frais et la structure varient selon la solution choisie.
Comment investir dans les ETFs ?
Investir dans un ETF peut sembler complexe au début, mais c’est en réalité une excellente porte d’entrée en bourse. Voici les étapes clés pour bien démarrer :
1. Choisir son enveloppe fiscale (si ce n’est pas encore fait, c’est le moment !)
Avant d’acheter un ETF, vous devez ouvrir un compte adapté. Plusieurs options s’offrent à vous :
- Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) : idéal pour investir dans des actions européennes, avec une fiscalité avantageuse après 5 ans.
- Le compte-titres ordinaire (CTO) : le plus flexible, il permet d’investir dans tous les ETF, sans restriction géographique.
- L’assurance-vie : vous pouvez investir dans des ETF via des unités de compte, tout en bénéficiant d’un cadre fiscal attractif en cas de rachat. Attention, tous les contrats ne proposent pas une large sélection d’ETF.
- Le PER (Plan Épargne Retraite) : parfait pour préparer votre retraite, avec des avantages fiscaux à l’entrée. Là aussi, vérifiez bien la sélection d’ETF proposée, souvent encore limitée.
Pour mieux comprendre les différences entre PEA et CTO, je vous recommande cet article : Quelles sont les différences entre PEA vs CTO ?
Si vous voulez approfondir, voici nos guides complets :
- PEA : Comprendre son fonctionnement, ses avantages et où l’ouvrir.
- CTO : Comprendre son fonctionnement, ses avantages et où l’ouvrir.
2. Sélectionner un ETF fiable et performant
Tous les ETFs ne se valent pas. Pour bien choisir, voici quelques conseils :
- Diversification : privilégiez les ETFs qui répliquent des indices larges et globaux comme le MSCI World, le S&P 500 ou encore le STOXX Europe 600. Par exemple, plus de 2 millions de personnes détiennent un ETF sur le S&P 500 — c’est l’équivalent de toute la population de Paris !
- Frais de gestion faibles : les ETFs ont généralement des frais réduits, mais certains sont encore plus compétitifs que d’autres.
- Encours élevé (market cap) : un ETF populaire, avec plusieurs centaines de millions d’euros sous gestion, est souvent plus liquide et géré par un émetteur reconnu (Amundi, Lyxor, Vanguard, iShares…).
- Indice de référence solide : vérifiez que l’ETF suit un indice reconnu. Si vous débutez, privilégiez ceux à réplication physique, plus transparents et simples à comprendre.
Les ETFs sont-ils un investissement recommandé ?
Des experts de la finance, comme Warren Buffett, soutiennent que la meilleure façon d’investir en Bourse pour un débutant est de se constituer un portefeuille d’ETFs.

« En investissant régulièrement dans des fonds indiciels, les investisseurs particuliers peuvent surpasser la plupart des professionnels de l’investissement. » - Warren Buffett
FAQs – Les ETF en pratique
Que se passe-t-il si la valeur d’un ETF diminue ?
C’est ce qu’on appelle un split, une division du prix d’une part, compensée par une augmentation du nombre de parts détenues. Ce split permet de rendre l’ETF accessible à tout le monde, en diminuant son prix. Exemple : si une part vaut 100 € et qu’elle est splittée en 2, vous aurez 2 parts à 50 €. La valeur totale reste identique, mais le prix de la part est plus accessible.
Quelles sont les ETFs les plus utilisés ?
Parmi les ETF les plus couramment utilisés, vous avez :
– Les ETF S&P 500 pour investir aux États-Unis.
– Les ETF CAC 40, très utilisés en France mais pas nécessairement recommandés, car trop peu diversifiés.
– Les ETF MSCI World, pour avoir un portefeuille globalement diversifié.
– Les ETF marchés émergents, qui permettent d’investir dans 23 pays émergents.
Pour plus d’infos, cliquez ici pour voir notre tableau des ETFs les plus populaires.
Que se passe-t-il lorsqu’une nouvelle entreprise rejoint un ETF ?
Quand une nouvelle entreprise entre dans un ETF, sa valeur boursière a tendance à augmenter significativement. En effet, cela signifie que tous les investisseurs qui détiennent cet ETF vont désormais acheter les actions de cette entreprise pour refléter la composition de l’indice. Cette demande accrue fait naturellement monter le cours de l’action, ce qui augmente la valorisation de l’entreprise.
Que se passe-t-il lorsqu’une entreprise quitte un ETF ?
Lorsqu’une entreprise quitte un ETF, les investisseurs doivent vendre ses actions puisqu’elles ne font plus partie de la composition de l’ETF. Cette baisse de la demande pour les actions de l’entreprise entraîne généralement une baisse de son cours et donc de sa valorisation.
Conseils de Nicolas
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29.08.2025
•Rédigé par Nicolas DOMNESQUES