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8 min de lecture

Qu’est-ce que la liquidité en Bourse ? Comprendre les actions et les ETF

Vous avez repéré un ETF performant ou une action tendance. Tout semble aligné… jusqu’au moment où vous essayez de passer un ordre — et là, surprise : prix décalé, faible volume, exécution lente. Vous venez de tomber sur un problème de liquidité. C’est l’un des pièges les plus sous-estimés en Bourse. Un actif peut sembler attractif sur le papier, mais être quasi impossible à revendre rapidement sans perte. Que vous utilisiez un PEA ou un compte-titres, comprendre la liquidité réelle d’un ETF ou d’une action est essentiel pour éviter les mauvaises surprises — surtout en période de stress sur les marchés. Dans ce guide, on vous montre comment identifier les actifs vraiment liquides, lire entre les lignes des volumes affichés… et construire un portefeuille à la fois performant et réactif.

Qu’est-ce que la liquidité d’un ETF ou d’une action ?

La liquidité, c’est ce qui détermine à quelle vitesse et dans quelles conditions vous pouvez acheter ou vendre un actif, comme une action ou un ETF, sans en faire bouger le prix de manière significative. Plus un actif est liquide, plus il y a d’acheteurs et de vendeurs sur le marché : vous pouvez donc le céder rapidement, à un prix proche de sa valeur réelle. À l’inverse, un actif peu liquide peut être difficile à revendre… ou seulement en acceptant une forte décote.

Une action ou un ETF est considéré comme liquide lorsqu’il présente un volume d’échange important, un écart réduit entre le prix d’achat et le prix de vente (spread), et une forte présence d’acheteurs et de vendeurs.

Pour mieux comprendre ce qu’est un spread, vous pouvez lire cet article.

Par exemple, les actions de LVMH ou TotalEnergies, cotées sur Euronext Paris, sont très liquides. Vous pouvez les acheter ou les vendre rapidement, à un prix proche de celui du marché. À l’inverse, certaines actions plus petites ou régionales peuvent être plus difficiles à échanger sans provoquer de fortes variations de prix.

Aperçu des entreprises appartenant à LVMH.
Avant d’investir dans une action, pensez à vérifier son volume d’échange quotidien sur votre plateforme de courtage, ainsi que l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente (spread). Un volume trop faible peut indiquer un risque plus élevé si vous devez revendre rapidement votre position.

Pourquoi la liquidité est-elle importante pour vous ?

La liquidité impacte directement plusieurs éléments clés de votre stratégie d’investissement :

  • Les frais de transaction : plus l’écart entre les prix d’achat et de vente (spread) est large, plus vos coûts d’exécution sont élevés.
  • L’accès au marché : en période de forte baisse, un actif peu liquide peut devenir difficile, voire impossible à revendre rapidement, vous piégeant au mauvais moment.
  • La fiscalité : si vous investissez via un CTO ou un PEA, pouvoir vendre au bon moment peut vous permettre de sécuriser une plus-value avant un changement de législation fiscale.

Et si vous investissez sur le long terme avec une stratégie d’investissement progressif comme la méthode DCA(dollar-cost averaging), la liquidité vous garantit des achats réguliers aux prix du marché, sans perturbation.

Pour en savoir plus sur cette méthode d’investissement, consultez cet article dédié en cliquant ici.

Quel est le lien entre capitalisation boursière et liquidité ?

La capitalisation boursière (ou market cap) correspond à la valeur totale d’une entreprise en Bourse.

Elle se calcule ainsi :

Capitalisation = Prix d’une action × Nombre d’actions en circulation

En règle générale, plus la capitalisation est élevée, plus la liquidité l’est aussi. Les grandes entreprises attirent davantage d’échanges : il est donc plus facile d’acheter ou de vendre leurs actions sans influencer leur prix.

À l’inverse, les entreprises de petite taille présentent souvent une liquidité plus faible : elles ont moins d’actions disponibles, un volume d’échange plus réduit, et moins de couverture par les analystes financiers. Résultat : il devient plus difficile de les négocier sans faire bouger le cours.

Tableau comparatif : Capitalisation vs Liquidité

Capitalisation boursière Niveau de liquidité Ce que cela implique
Large cap (grande capitalisation) Très liquide Achat/vente facile, faibles écarts entre prix d’achat et de vente, volume élevé.
Mid cap (moyenne capitalisation) Liquidité moyenne Relativement simple à négocier, mais spreads un peu plus larges.
Small cap (petite capitalisation) Faible liquidité Transactions plus difficiles, écarts plus larges, risque de décalage sur les prix.

Comment interpréter cela ?

  • Large caps : très liquides, idéales pour les investisseurs. Elles offrent une grande stabilité et des frais de transaction faibles.
  • Mid caps : encore bien négociables, mais avec un peu moins de souplesse.
  • Small caps : parfois peu liquides, plus risquées ; une grosse transaction peut faire varier fortement le prix.

Exemples d’actions à grande capitalisation (liquidité élevée)

Entreprise Pays Secteur Capitalisation approximative
LVMH France Luxe + de 400 milliards €
Nestlé Suisse Agroalimentaire + de 250 milliards CHF
Apple États-Unis Technologie 3 000 milliards $
TotalEnergies France Énergie + de 150 milliards €

Exemples d’actions à petite capitalisation (liquidité plus faible)

Entreprise Pays Secteur Capitalisation approximative
Solutions 30 France Services IT ~500 millions €
Waga Energy France Énergies propres ~400 millions €
Kalray France Semi-conducteurs ~200–300 millions €
AB Science France Biotechnologies ~250 millions €

Les grandes capitalisations sont en général plus stables, liquides et versent souvent des dividendes. Mais elles offrent aussi un potentiel de croissance plus limité.

Les small caps, quant à elles, peuvent proposer plus de dynamisme… au prix de plus de risque, moins de liquidité, et plus de volatilité.

Quelle est la liquidité des actions individuelles ?

Les grandes actions appartenant à l’indice CAC 40 sont généralement très liquides. Pourquoi ? Parce qu’elles sont largement détenues par des investisseurs institutionnels, incluses dans de nombreux ETF et fonds communs de placement, et cotées sur Euronext, une plateforme moderne qui permet des exécutions rapides.

Cela dit, les actions de taille moyenne (mid caps) ou plus petites (small caps), bien qu’elles puissent être rentables, sont souvent moins liquides. Il peut être plus difficile de les vendre rapidement, ou alors à un prix moins avantageux que prévu.

Les ETF sont-ils plus liquides que les actions ?

Pas nécessairement. La liquidité d’un ETF est un peu plus complexe à évaluer que celle d’une action.

En effet, un ETF fonctionne sur deux niveaux de liquidité :

  1. Le marché primaire : là où les participants autorisés (grandes institutions financières) créent ou rachètent des parts d’ETF directement auprès de l’émetteur.
  2. Le marché secondaire : c’est là que vous, en tant qu’investisseur particulier, achetez et vendez vos parts d’ETF en Bourse.

Un ETF peut donc sembler très liquide (avec des écarts de prix faibles et des transactions rapides), même si les actifs qu’il détient ne le sont pas forcément. C’est possible grâce aux fournisseurs de liquidité (market makers), des acteurs financiers qui achètent et vendent en continu pour assurer la fluidité du marché.

Des ETF populaires comme l’Amundi MSCI World UCITS ETF ou le Lyxor CAC 40 UCITS ETF bénéficient ainsi d’une excellente liquidité sur Euronext.

Quels sont les facteurs qui influencent la liquidité d’un ETF ?

Plusieurs éléments déterminent la liquidité d’un ETF :

  • La liquidité des actifs sous-jacents : un ETF qui suit les grandes capitalisations européennes sera plus liquide qu’un ETF exposé à de très petites entreprises africaines.
  • Le volume d’échange quotidien de l’ETF lui-même : plus il est élevé, plus l’ETF sera facile à acheter ou vendre.
  • La présence d’un market maker : ces acteurs assurent une exécution fluide et des écarts de prix réduits.

Par exemple, l’Amundi S&P 500 UCITS (EUR) — éligible au PEA grâce à la réplication synthétique — est extrêmement liquide, même s’il suit des actions américaines.

Avant de choisir un ETF, comparez toujours l’écart entre le prix d’achat et de vente (spread) ainsi que le volume d’échange quotidien. Plus le spread est faible, meilleure est la liquidité.

Quelle est la liquidité des actifs sous-jacents ?

Vous ne pouvez pas rendre liquide un actif qui ne l’est pas à la base. En tant qu’investisseur individuel, vos ordres n’ont aucun impact sur la liquidité réelle d’un actif.

Les actifs sous-jacents d’un ETF ou d’un fonds correspondent aux actions, obligations ou autres titres financiers qu’il détient réellement. Ce sont eux qui déterminent :

  • la performance du fonds,
  • la facilité avec laquelle l’ETF peut être échangé,
  • et le niveau de risque auquel vous êtes exposé.
Actifs sous-jacents Profondeur du marché Effet sur la liquidité de l’ETF
Grands groupes de la zone euro (ex. LVMH, SAP) Millions d’actions échangées chaque jour Les participants autorisés (APs) peuvent créer ou racheter des parts facilement. L’arbitrage maintient des spreads très faibles (souvent entre 1 et 3 points de base).
Obligations d’État américaines (US Treasuries) Marché interbancaire immense Même les ETF obligataires affichent des spreads inférieurs à 2 points de base, car les courtiers peuvent toujours obtenir des titres.
Micro-cap africaines ou obligations de marchés frontières Très peu de cotations, spreads larges Les APs hésitent à engager leur capital. La création/rachat ralentit. Le spread de l’ETF s’élargit — parfois au-delà de 1 %.

Quel est l’impact du volume d’échange d’un ETF sur sa liquidité ?

En Bourse, plus un ETF est échangé, plus il devient liquide. On dit souvent que la liquidité attire la liquidité. En effet, un volume d’échange quotidien élevé (ce qu’on appelle l’Average Daily Volume, ou ADV) et un carnet d’ordres bien fourni attirent les market makers (teneurs de marché) ainsi que les traders algorithmiques.

Quand ces acteurs interviennent activement, ils créent de la concurrence sur les prix d’achat et de vente. Cela réduit l’écart entre les deux (le spread) et vous permet d’exécuter vos ordres plus facilement, même pour de petits montants.

À l’inverse, si l’ADV est faible, il y a moins d’ordres disponibles. Dans ce cas, un ordre important peut faire remonter le carnet d’ordres (on parle alors de slippage), ce qui vous fait acheter plus cher ou vendre moins bien que prévu.

Une règle simple à retenir est que si le volume moyen échangé chaque jour représente au moins 5 à 10 % du montant que vous voulez investir, vous pouvez passer un ordre au marché sans souci. En dessous de ce seuil, mieux vaut utiliser un ordre à cours limité, ou passer par le desk d’exécution de votre courtier.

Pourquoi les market makers et les APs sont-ils essentiels ?

Les market makers et les APs (participants autorisés) jouent un rôle crucial dans la liquidité des ETF. On les considère comme les amortisseurs du système : ils assurent que vous puissiez acheter ou vendre vos parts à tout moment, dans des conditions de marché normales.

La qualité de leur intervention dépend de trois éléments :

  • Leur nombre : plus il y a de market makers actifs, plus le carnet d’ordres est profond et équilibré.
  • Leur solidité financière : les intervenants bien capitalisés peuvent absorber des ordres importants, même lorsque les marchés sous-jacents sont fermés.
  • Leur technologie : en s’appuyant sur des modèles de valorisation en temps réel (souvent basés sur des contrats à terme ou des ADRs), ils maintiennent les prix de l’ETF proches de sa vraie valeur, même en dehors des heures d’ouverture classiques.

Certains ETF sont même classés comme “produits à cotation continue” : dans ce cas, au moins un market maker est tenu de proposer un prix d’achat et un prix de vente en permanence pendant toute la séance.

De plus, certaines bourses encouragent des spreads serrés en offrant des réductions de frais aux teneurs de marché les plus efficaces.

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Comment vérifier la liquidité d’une action ou d’un ETF ?

Pour savoir si une action ou un ETF est facilement liquide, voici les éléments essentiels à vérifier :

  • Le volume d’échange quotidien moyen : plus il est élevé, plus l’actif est liquide.
  • L’écart entre le prix d’achat et le prix de vente (le spread) : un spread serré indique généralement une meilleure liquidité.
  • Les outils d’analyse disponibles, comme Morningstar, JustETF, ou encore la plateforme de votre courtier : ils vous permettent d’obtenir ces données rapidement.
  • L’émetteur de l’ETF : privilégiez les fonds gérés par de grands acteurs reconnus comme Amundi, iShares (BlackRock) ou Lyxor, qui offrent souvent une meilleure liquidité.

Consultez aussi notre article : Quels sont les meilleurs émetteurs d’ETF ?

Une action peu liquide peut-elle quand même être un bon investissement ?

Oui… mais avec prudence.

Si vous investissez sur le long terme dans des petites valeurs technologiques ou biotechnologiques françaises, il est normal que ces actions soient moins liquides. Dans ce cas, vous devez :

  • Accepter un horizon d’investissement plus long
  • Utiliser des ordres à cours limité pour éviter les variations de prix excessives
  • Ne pas y placer un capital dont vous pourriez avoir besoin rapidement

Vous pouvez aussi limiter ce risque en diversifiant vos investissements via des ETF sectoriels, qui incluent ces entreprises.

Pour en savoir plus sur la différence entre ordre au marché et ordre à cours limité, consultez cet article ici.

Comment gérer le risque de liquidité en période de crise ?

En temps normal, le mécanisme d’arbitrage entre le prix de marché d’un ETF et sa valeur liquidative (NAV) permet de maintenir des spreads très serrés.

Mais en période de stress, ce mécanisme peut se bloquer. Les participants autorisés (APs) peuvent devenir réticents — voire incapables — de vendre ou racheter les actifs sous-jacents.

Par exemple : en mars 2020, pendant la crise du COVID, le géant obligataire iShares LQD se négociait avec une décote de 5 à 7 % par rapport à sa NAV. Les courtiers n’arrivaient plus à évaluer correctement des milliers d’obligations individuelles.

BlackRock a par la suite qualifié ces décotes de « grandes, mais révélatrices ».

Et ce phénomène ne concerne pas que les obligations. Le 24 août 2015, lors d’un flash krach sur les marchés américains, plusieurs ETF — y compris des fonds larges comme DVY et RSP — ont brièvement chuté de 30 à 40 % sous leur valeur réelle, avant de revenir à la normale… en quelques minutes.

Cela montre que les prix affichés à l’écran peuvent s’écarter brutalement de la réalité, quand la liquidité disparaît.

En période de crise, utilisez des ordres à cours limité, ne vous fiez pas aveuglément aux prix affichés, et évitez de passer un ordre dès l’ouverture… sauf en cas d’urgence absolue.

Quel est le rôle des places de marché et de la fragmentation ?

Jusqu’ici, nous avons vu que la liquidité d’un ETF dépend en partie de son volume de transactions et de la qualité des intervenants (market makers, APs…). Mais il y a un autre facteur souvent ignoré, qui peut avoir un impact direct sur vos frais et votre exécution : la fragmentation des marchés en Europe.

En effet, un même ETF peut être coté en parallèle sur Euronext Paris, Xetra, Borsa Italiana, Cboe NL, et plusieurs autres plateformes de négociation multilatérales (MTF). Résultat : la liquidité se retrouve dispersée, et votre courtier doit analyser plusieurs carnets d’ordres pour trouver le meilleur prix disponible.

Des recherches académiques ont montré que, sans système intelligent de routage des ordres (Smart Order Routing ou SOR), les investisseurs peuvent subir jusqu’à 6 à 7 % de coûts cachés, même sur des actifs très liquides comme ceux de l’Euro STOXX 50.

Les opérateurs boursiers sont conscients de ce frein. Par exemple, Euronext prévoit de fusionner ses sept carnets d’ordres ETF en une seule plateforme paneuropéenne d’ici 2027, dans le but de centraliser la liquidité et de réduire les spreads.

Ce que cela change pour vous :

  • Demandez à votre courtier s’il utilise bien un routage intelligent (SOR) pour aller chercher les meilleurs prix sur toutes les places européennes.
  • À terme, un outil appelé “consolidated tape” européen (prévu par la réforme MiFIR) devrait vous permettre de voir, en un seul coup d’œil, les meilleures offres et demandes sur tous les marchés. Mais ce dispositif n’est pas encore en place.
  • Pour les transactions importantes, pensez aux systèmes de RFQ (Request-for-Quote), qui permettent à des intermédiaires autorisés de vous proposer un prix ferme tout compris, adapté à la taille de votre ordre.

Quelle est la différence entre volume et liquidité ?

Vous entendez souvent dire qu’un actif est « très échangé », mais cela ne signifie pas forcément qu’il est liquide. Le volume correspond simplement au nombre d’actions ou de parts échangées sur une période donnée. La liquidité, elle, désigne votre capacité à acheter ou vendre rapidement, et à un prix juste, sans faire bouger le marché.

Un volume élevé est généralement un bon indicateur… mais ce n’est pas suffisant. Pour qu’un actif soit vraiment liquide, il doit aussi présenter :

  • une profondeur du carnet d’ordres (beaucoup d’ordres à différents prix),
  • une résilience (le carnet se remplit rapidement après une transaction),
  • et une stabilité du spread, même en période de volatilité.

Le volume mesure l’activité, tandis que la liquidité mesure votre capacité à entrer et sortir efficacement du marché.

Où trouver des outils pour évaluer la liquidité ?

Si vous souhaitez vérifier la liquidité réelle d’un ETF ou d’une action, voici quelques outils fiables à connaître :

Outil / Fournisseur Ce que vous obtenez Accès / Coût
Indicateurs de liquidité Euronext & volumes mensuels Profondeur de marché en temps réel, carnet d’ordres, et tableaux de volumes mensuels sur les sept places du groupe Euronext. Gratuit sur Euronext Live ; profondeur complète via abonnement.
justETF Liquidity Score Score de 1 à 5 basé sur le spread, les volumes et le nombre de market makers, avec graphiques historiques. Gratuit (site web)
Morningstar “Advanced ETF Analytics” Spread moyen et médian, coût d’impact marché, et plus de 50 indicateurs sur l’efficacité de suivi et de négociation (via Morningstar Direct). Payant (abonnement)

Méthode pratique à suivre

  1. Commencez par jeter un œil au spread du jour et à la profondeur du carnet sur justETF ou via votre courtier.
  2. Si vous envisagez d’investir plus de 100 000 €, consultez les statistiques de volumes sur Euronext et demandez un prix indicatif à un intermédiaire (market maker ou broker).
  3. Pour un suivi régulier, intégrez dans votre watchlist ETF les données de spread médian et de coût d’impact fournies par Morningstar.

En suivant ces étapes, vous saurez rapidement si un ETF est simplement populaire ou véritablement liquide, avant de passer à l’achat.

Quelle est la différence de liquidité entre un PEA et un compte-titres ordinaire ?

Si vous investissez via un PEA (Plan d’Épargne en Actions), votre univers d’investissement est limité aux titres européens éligibles — principalement des actions cotées sur Euronext ou des ETF UCITS domiciliés en Europe. Cela signifie que vous avez accès à des marchés généralement moins profonds que ceux accessibles via un compte-titres ordinaire, où vous pouvez acheter des actions et ETF cotés aux États-Unis, beaucoup plus liquides.

Par exemple, un ETF S&P 500 domicilié en Irlande comme CSP1 est souvent moins liquide que son équivalent américain, tel que IVV. Et dans un PEA, vous êtes limité à CSP1.

Avec un compte-titres classique, vos possibilités sont plus larges. Toutefois, attention : de nombreux ETF thématiques ou sur petites capitalisations peuvent présenter une liquidité très faible, malgré des performances passées attractives.

Dans les deux cas, la liquidité doit rester un critère central dans le choix de vos investissements.

Quand la liquidité peut-elle être trompeuse ?

Un actif peut sembler liquide en apparence, tout en présentant des risques cachés.

Par exemple, certains ETF affichent un volume d’échange élevé alors que leurs actifs sous-jacents sont peu liquides. C’est souvent le cas des ETF d’obligations à haut rendement (High Yield) : ils peuvent se négocier fréquemment, mais les obligations qu’ils contiennent peuvent être difficiles à valoriser ou à vendre en période de tension.

Dans d’autres cas, le volume peut être artificiellement gonflé : certains ETF affichent de bons volumes quotidiens, mais il ne s’agit en réalité que d’un petit nombre de market makers qui passent des ordres entre eux. Ce phénomène est courant avec les ETF thématiques récents.

Enfin, la “liquidité affichée à l’écran” ne reflète pas toujours la liquidité réelle. Les données visibles sur votre application de courtage (volume, spread) ne donnent qu’une vision partielle. Le véritable test repose sur la profondeur du carnet d’ordres complet… et sur les conditions du marché.

Quelles sont les erreurs courantes liées à la liquidité ?

Même les investisseurs expérimentés peuvent tomber dans ces pièges. Voici quelques erreurs fréquentes à éviter :

  • Passer un ordre au marché sur un ETF ou une action peu liquide → vous risquez d’être exécuté à un prix très défavorable.
  • Se fier uniquement au volume quotidien, sans tenir compte du spread ni de la profondeur du carnet d’ordres.
  • Acheter des ETF exotiques ou thématiques (marchés émergents, smart beta, secteurs de niche) sans vérifier la liquidité des actifs sous-jacents.
  • Oublier la fragmentation des places boursières : par exemple, acheter un ETF sur Xetra alors que le volume réel se trouve sur Euronext ou Borsa Italiana.
  • Négliger le risque de liquidité en période de stress : même les ETF les plus liquides peuvent temporairement se désorganiser.

FAQs

Qu'est-ce que la liquidité en investissement ?

La liquidité décrit votre capacité à effectuer un achat ou une vente rapidement et à un prix raisonnable, sans trop altérer le marché. Les actifs liquides ont des spreads serrés et un volume d’échange élevé.

Pourquoi la liquidité est-elle importante ?

Une faible liquidité peut entraîner du slippage, des spreads larges et une difficulté à sortir de position, surtout en période de forte tension sur les marchés.

Les ETF sont-ils toujours liquides ?

Pas nécessairement. Leur liquidité dépend de celle de leurs actifs sous-jacents, de leur propre volume de transactions, et de la présence de market makers.

Comment vérifier si un ETF est liquide ?

Analysez le spread (moins de 0,15 % est considéré comme serré), le volume moyen quotidien, la liquidité des actifs sous-jacents, et la profondeur du carnet via des outils comme justETF ou Morningstar.

Quelle est la différence entre volume et liquidité ?

Le volume indique combien d’actions ou parts sont échangées. La liquidité, elle, reflète la facilité d’échange sans faire bouger le prix. Un volume élevé ne garantit pas une bonne liquidité si le carnet est mince ou instable.

Les grandes capitalisations sont-elles plus liquides que les petites ?

Oui, les grandes capitalisations (comme Apple ou LVMH) ont des marchés profonds et actifs. Les petites valeurs peuvent souffrir de faibles volumes, de vastes spreads et offrir moins de liquidité.

Quel ordre utiliser pour un actif peu liquide ?

Privilégiez un ordre à cours limité plutôt qu’un ordre au marché, pour éviter le slippage et des exécutions à des prix dégradés.

Que se passe-t-il à la crise pour la liquidité ?

Elle peut disparaître très rapidement. Même les ETF liquides peuvent voir leurs spreads s’élargir ou les prix s’écarter brutalement (cf. décotes en 2020). Ce sont les moments où la prudence est de mise.

Peut-on trader un ETF en dehors des heures d’ouverture ?

Oui, mais c’est risqué. En dehors des heures de marché, les spreads sont souvent plus larges et si les actifs sous-jacents ne sont pas négociés, cela complique encore l’exécution.

Conseils de Nicolas

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Publié le

29.08.2025

Nicolas DOMNESQUES

"Le succès en investissement ne vient pas de prédire le futur, mais de voir le présent clairement."

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