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8 min de lecture

Comment les droits de douanes affectent-ils le marché boursier ?

La Bourse peut réagir à plein de choses : une annonce politique, un changement de taux ou encore un droit de douanes. Ces taxes sur les produits importés ont souvent un impact direct sur les marchés financiers. Selon le type de tarif, le pays concerné ou les secteurs dans lesquels vous investissez, les effets peuvent être très différents. Parfois, les tarifs douaniers freinent la croissance. D’autres fois, ils créent des opportunités à saisir — à condition de savoir où regarder. Et c’est justement l’objectif de cet article : vous aider à comprendre comment réagir dès qu’on parle de tarifs douaniers.

Que sont les droits de douanes et pourquoi ils comptent pour vos investissements ?

Un tarif douanier, c’est une taxe appliquée sur un produit importé d’un autre pays. En général, cette taxe est calculée en pourcentage de la valeur du produit. Par exemple : un tarif de 10 % sur un objet qui coûte 10 € va ajouter 1 € de taxe. Résultat, le produit revient à 11 € à l’arrivée.

Pourquoi un pays ferait ça ? Par exemple, si la France veut soutenir ses usines locales, elle peut décider de taxer les importations venues de Chine. Comme les coûts de production y sont souvent plus bas (salaire, énergie, etc.), beaucoup d’entreprises françaises préfèrent y produire — ce qui menace les emplois en France.

Alors pour rééquilibrer, l’État peut imposer un tarif douanier. Le produit chinois devient plus cher à l’importation, et du coup moins intéressant que le produit fabriqué en France. Résultat : certaines entreprises choisissent de relocaliser leur production, ce qui peut protéger les emplois en France.

C’est ça, un tarif douanier : un outil économique et politique, qui touche à la fois le commerce, les entreprises… et votre portefeuille d’investissement.

Les tarifs douaniers.

Quel est l’impact des droits de douanes sur la Bourse ?

Quand un tarif douanier est mis en place, l’effet ne se fait pas sentir immédiatement sur les marchés financiers. Il suit tout un chemin en cascade : d’abord sur les échanges commerciaux, puis sur les entreprises… avant d’atteindre votre portefeuille.

Pourquoi les droits de douanes augmentent-ils les prix à l’importation ?

Quand un pays applique un tarif douanier sur certains produits importés, cela augmente leur coût pour les entreprises locales. Si ces entreprises dépendent de fournisseurs étrangers, elles doivent payer plus cher leurs matières premières. Alors, leurs marges bénéficiaires diminuent.

Quel est l’impact des tarifs douaniers sur l’économie ?

Dans les secteurs très concurrentiels, où le prix joue un rôle crucial, les entreprises ne peuvent pas toujours augmenter leurs prix sans perdre des clients. Elles doivent donc absorber une partie des coûts supplémentaires, ce qui réduit leurs bénéfices et parfois même leurs importations.

À l’inverse, dans des marchés où la concurrence est plus faible, les entreprises peuvent répercuter ces coûts sur les consommateurs en augmentant leurs prix.

Ce mélange entre hausse des prix et baisse de la production a un double effet négatif sur l’économie : les biens deviennent plus chers, ce qui alimente l’inflation, l’activité économique ralentit, car les entreprises produisent et vendent moins.

Comment la Bourse réagit-elle à une faible croissance ?

Quand les perspectives de croissance baissent, la Bourse a tendance à chuter, surtout si les investisseurs s’attendaient à de bons résultats. Les prix des actions ne reflètent pas uniquement les profits actuels d’une entreprise. Ils dépendent aussi des espérances de gains futurs.

Donc, si la croissance semble incertaine, ces attentes diminuent... et le cours de l’action peut baisser.

Mais ce n’est pas automatique. Si le marché s’attendait à une mauvaise performance, et que l’entreprise fait finalement "mieux que prévu", l’action peut monter malgré un contexte de faible croissance.

Tout est relatif aux attentes du marché. Cela dit, en général, une croissance faible est un mauvais signal pour les marchés.

Pourquoi la Bourse déteste la faible croissance ?

Une petite partie de la valeur d’une action vient des dividendes versés par l’entreprise. Mais la grande majorité repose sur ce qu’on appelle les plus-values : c’est-à-dire la possibilité de revendre l’action plus cher que ce que vous l’avez payée.

Pour savoir comment les plus-values sont imposées en France, cliquez ici.

Quand les perspectives de croissance se dégradent, les investisseurs anticipent des plus-values plus faibles, donc ils sont moins enclins à payer cher l’action. Résultat : le prix chute.

Donc si de nouveaux tarifs douaniers sont annoncés, il est judicieux de jeter un œil à votre portefeuille et d’identifier les secteurs qui pourraient être touchés.

De manière générale, il est toujours bon de diversifier vos investissements. Cela vous protège si un tarif douanier inattendu touche un secteur dans lequel vous êtes exposé.

Découvrez ici comment construire un portefeuille résilient aux chocs économiques.

Quel est l’impact des tarifs douaniers sur les partenaires commerciaux ?

Comment les pays ciblés sont-ils affectés ?

Les tarifs douaniers ne pénalisent pas uniquement le pays qui les applique. Ils peuvent aussi nuire directement aux pays visés.

Prenons un exemple : quand les États-Unis ont menacé d'imposer des droits de douane sur le vin français en réponse à la taxe française sur les services numériques, les importateurs américains ont commencé à réduire leurs commandes pour éviter les surcoûts.

Conséquence directe : des groupes comme Pernod Ricard — qui produit des marques comme Mumm ou Perrier-Jouët— ont vu leurs ventes chuter aux États-Unis, ce qui a impacté leurs bénéfices. Les investisseurs, voyant les perspectives de croissance s’assombrir, ont revendu leurs actions, ce qui a fait baisser le cours de l’entreprise.

Mais attention : chaque perte crée aussi une opportunité. Si Pernod Ricard vend moins aux États-Unis, cela peut ouvrir la porte à d’autres producteurs, comme les vignerons italiens, qui peuvent prendre la place laissée libre sur le marché américain.

Ainsi, le cours de l’action Pernod Ricard a chuté. Et comme souvent en Bourse, les investisseurs réagissent mal à la baisse des profits.

Baisse de l'action Pernod Ricard après la mise en place des tarifs douaniers sur le vin.

L’action LVMH a réagi de manière similaire à l’annonce des tarifs douaniers : leurs ventes de vins aux États-Unis ont été impactées, ce qui a fait baisser le cours de leur action.

Baisse du cours de l’action LVMH après l’annonce des tarifs américains en 2019
Que vous soyez en France, en Suisse, en Chine, aux États-Unis ou ailleurs, il est essentiel de suivre l’impact des tarifs douaniers sur le commerce mondial et les marchés boursiers. Même si un tarif concerne deux pays qui ne vous touchent pas directement, il y a de fortes chances qu’il ait un effet sur votre portefeuille. En période d’incertitude, pensez aussi à investir dans des secteurs peu dépendants des exportations, comme les services publics ou la santé.

Comment l’incertitude liée aux droits de douanes fait bouger la Bourse ?

Lorsqu’un nouveau tarif douanier est annoncé, les marchés financiers réagissent quasi instantanément. Pourquoi ? Parce qu’une multitude d’inconnues surgissent : Quand ce tarif va-t-il entrer en vigueur ? Quelles entreprises seront concernées ? Quel impact sur les relations commerciales mondiales ? Résultat : une volatilité immédiate.

Et quand les entreprises n’ont pas de visibilité sur les règles ou les coûts à venir, elles préfèrent attendre avant d’investir. Par prudence, certaines réduisent leurs dépenses, freinent leur production ou mettent en pause leurs projets d’expansion. Cela peut ralentir toute l’activité économique.

Par exemple, en avril 2025, les tensions autour des tarifs douaniers ont déclenché une chute rapide des marchés. L’indice Stoxx 600 a perdu 1,2 %, et les rendements des obligations françaises (OAT) ont baissé de 28 points de base. Une telle baisse des taux signifie que les prix des obligations montent : les investisseurs cherchent la sécurité et transfèrent leur argent des actions vers la dette d’État, considérée comme moins risquée.

On a observé le même phénomène — en plus intense — après l’annonce par Donald Trump des tarifs de la « Journée de libération ». Les actions américaines se sont effondrées, tandis que les obligations ont bondi. Le S&P 500 a chuté de 12,14 %, et les taux des bons du Trésor à 10 ans sont passés de 4,17 % à 3,96 %. Là encore, les investisseurs ont fui les actions pour se réfugier dans des obligations d’État, jugées plus stables en période d’incertitude.

Baisse du rendement des Obligations Assimilables du Trésor à 10 ans après la fête de la Libération.

Comment les investisseurs réagissent-ils aux tarifs douaniers ?

Comme les entreprises, les investisseurs font face à une grande incertitude quand la politique commerciale devient instable — surtout lorsqu’on ne sait pas si les tarifs sont utilisés comme outils temporaires ou stratégies de long terme.

Et quand vous êtes investisseur, cette imprévisibilité rend la planification beaucoup plus compliquée.

Par exemple, imaginez que le pays X impose des tarifs pour forcer un partenaire commercial à acheter un certain produit uniquement chez lui. Une fois les négociations terminées, les tarifs disparaissent.

Le problème, c’est que vous ne pouvez jamais savoir combien de temps une telle politique va durer, ce qui rend toute décision d’investissement à long terme bien plus risquée.

Quand l’incertitude augmente :

  • Les entreprises repoussent leurs investissements
  • L’expansion économique ralentit
  • Les perspectives de bénéfices diminuent

Tout cela pèse sur les marchés et limite le potentiel de croissance des actions.

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Comment les investisseurs réagissent-ils à l’incertitude liée aux tarifs ?

Les grands investisseurs choisissent souvent de retarder leurs investissements ou de rediriger leur capital vers des marchés plus sûrs et plus prévisibles, comme les obligations ou certaines matières premières.

Résultat : la confiance générale dans les marchés baisse — non pas à cause des tarifs eux-mêmes, mais parce que leur logique semble floue ou temporaire.

La confiance des marchés reflète le niveau d’optimisme (ou de peur) des investisseurs face à l’avenir. On peut la mesurer à l’aide d’indices comme le Fear and Greed Index, qui analyse le sentiment des investisseurs à partir de données de marché.

Découvrez comment fonctionne le Fear and Greed Index ici.

Quand la confiance des investisseurs baisse, les analystes anticipent plus souvent un ralentissement économique. Cela crée un effet boule de neige : moins de confiance → moins d’investissements → des marchés plus faibles → encore moins de confiance.

Et cela peut impacter votre portefeuille. Sur des marchés en baisse, les actifs les plus risqués, qui offrent en général de bons rendements quand tout va bien, chutent plus fortement en période difficile. C’est pourquoi investir dans des actifs moins risqués comme les ETF peut être une bonne solution.

Découvrez notre guide pour bien lire les indicateurs économiques en période de tensions commerciales.

En période d’incertitude, il vous faut une vraie stratégie. Beaucoup de gens paniquent et prennent des décisions émotionnelles ou impulsives — mais un bon investisseur reste calme et méthodique. Une excellente manière d’éliminer l’émotion et de réduire le risque, c’est d’utiliser la méthode du **Dollar Cost Averaging**. Pour découvrir ce que c’est, cliquez ici. Acheter et conserver des ETF diversifiés est aussi une stratégie efficace. Si vous vous y tenez, vous n’aurez pas à vous soucier d’acheter ou vendre au mauvais moment.

Pour connaître les meilleurs ETF à privilégier cette année, téléchargez mon tableau des ETF recommandés.

Qu’est-ce que les droits de douane de rétorsion ?

Lorsqu’un pays impose des droits de douane, les pays affectés répliquent souvent en imposant à leur tour leurs propres droits de douane, appelés droits de douane de rétorsion. Cette dynamique de « coup pour coup » rend les produits du pays d’origine plus chers et moins compétitifs à l’étranger, ce qui pénalise les exportations et met la pression sur les multinationales qui dépendent des ventes mondiales.

La guerre commerciale États-Unis – Chine, un exemple de ce phénomène ?

Un exemple marquant est la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine (2018–2020). En réaction aux droits américains, la Chine a imposé des droits de douane sur des exportations américaines comme les avions et les produits agricoles.

Cela a entraîné une forte baisse de la demande internationale pour les agriculteurs et industriels américains, et des entreprises comme Boeing ont dû revoir à la baisse leurs prévisions de bénéfices, ce qui a contribué à la volatilité du cours de leurs actions.

Cours de l’action Boeing s’effondrant pendant la guerre commerciale 2018-2019 par rapport au S&P 500.

Quels sont les effets des droits de douane de rétorsion sur les marchés ?

Au-delà des pertes de chiffre d’affaires, les guerres commerciales créent une incertitude quant à la politique commerciale future et à la fiabilité des chaînes d’approvisionnement. Comme dans l’exemple ci-dessus, les marchés deviennent imprévisibles. Cette imprévisibilité décourage les entreprises d’investir à long terme tant qu’elles ne peuvent pas mieux prévoir l’avenir. Par exemple, si une entreprise veut construire une nouvelle usine, elle base cette décision sur la demande qu’elle pourra satisfaire avec cette nouvelle capacité. Si elle craint que les droits de douane réduisent cette demande, elle retardera son investissement.

Les fortes variations des cours boursiers sont un signe de volatilité du marché. Une façon de la mesurer est le coefficient bêta, qui montre à quel point une action bouge par rapport au marché global. Par exemple, si le marché monte de 1 % et qu’une action monte de 2 %, cette action a un bêta de 2 — elle est donc deux fois plus sensible aux fluctuations du marché. Une action avec un bêta de 0,5 montera de 0,5 % si le marché progresse de 1 %. Consulter le bêta vous aide à comprendre quelles actions sont plus volatiles et donc plus risquées en période d’incertitude.

Quelle est la différence entre droits de douane permanents et temporaires ?

À long terme, les droits de douane peuvent suivre deux trajectoires : ils restent en place de façon permanente, ou bien ils ne sont que temporaires.

Les droits de douane temporaires sont souvent utilisés comme un levier politique — par exemple pour faire pression lors de négociations commerciales. Ils durent généralement peu de temps, mais pendant cette période, ils créent beaucoup d’incertitude. Cette incertitude rend les investisseurs nerveux et peut accroître la volatilité des marchés.

Si le gouvernement décide de maintenir les droits de douane à long terme, les entreprises vont commencer à s’adapter. L’une des façons de le faire est de rapatrier la production (appelé on-shoring) pour éviter de payer ces coûts d’importation supplémentaires. Cela peut créer des emplois locaux et soutenir les industries nationales. Mais cela peut aussi être plus coûteux — le travail ou les matières premières peuvent coûter plus cher dans le pays d’origine, ce qui réduit les marges des entreprises.

Ces changements demandent du temps et des investissements. Les entreprises doivent construire de nouvelles usines, former des employés, et réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement. Pendant cette période, les cours des actions peuvent baisser car les bénéfices sont impactés.

Mais si les droits de douane sont supprimés ou assouplis, l’incertitude diminue. Les investisseurs retrouvent confiance, et les marchés se redressent généralement. Les entreprises peuvent reprendre leurs projets sans craindre de coûts imprévus.

Quand cela arrive, on observe souvent un retour des capitaux vers les actions, une amélioration des résultats des entreprises dépendantes des importations, un apaisement des marchés et une baisse de la volatilité.

Au final, les marchés réagissent souvent plus à l’incertitude qu’aux droits de douane eux-mêmes. Quand tout paraît imprévisible, les prix baissent — mais dès que la situation s’éclaircit, ils ont tendance à remonter.

Comment investir en période d’incertitude sur les marchés ?

La première règle, la plus importante : ne paniquez pas. Vendre précipitamment toutes vos actions peut être une erreur coûteuse, pour deux raisons principales.

1. L’incertitude rend la diversification encore plus importante

La diversification permet de limiter les risques, surtout sur des marchés volatils. Quand l’incertitude augmente, la volatilité aussi — et donc le risque d’investissement. Maintenir un portefeuille bien diversifié devient encore plus crucial dans ces périodes. Convertir toutes vos positions en une seule classe d’actifs, comme du cash ou des obligations, réduit cette diversification et augmente votre exposition au risque.

Cliquez ici pour apprendre comment diversifier votre portefeuille ?

2. Vendre déclenche des taxes sur les plus-values

Si vous vendez des actions avec un gain, vous devrez payer des impôts sur les plus-values. Pire encore, il n’est pas certain que le marché continue de baisser — vendre pour racheter plus tard peut engendrer des coûts fiscaux inutiles sans bénéfice réel.

Pour en apprendre davantage comment réduire vos plus-values sur votre portefeuille, cliquez ici.

Plutôt que de tout vendre, envisagez d’ajuster votre allocation. Réorienter une partie de votre portefeuille vers des actifs moins risqués est une manière stratégique de protéger votre capital sans abandonner complètement le marché.

Comment protéger votre argent des droits de douane ?

Les obligations d’État sont parmi les placements les plus sûrs en période d’incertitude. Cela inclut les obligations d’État françaises (OAT), les bons du Trésor américains et d’autres obligations de pays stables.

Si vous pensez que l’incertitude liée aux droits de douane ne durera pas, les obligations d’État à court terme (moins d’un an) sont un choix judicieux. Elles offrent des rendements réguliers, sont moins sensibles aux fluctuations du marché, et vous permettent de réinvestir rapidement si la situation s’améliore.

Pour les investisseurs français intéressés par les bons du Trésor américains, voici comment y accéder :

  • Utilisez un courtier en ligne comme Boursorama, Bourse Direct, Degiro ou Interactive Brokers.
  • La méthode la plus simple est d’investir via des ETF (fonds qui suivent les obligations d’État américaines).
  • Cherchez ces tickers :
    • SHY – Bons du Trésor US 1 à 3 ans
    • VGSH – Bons très court terme
    • BIL – Obligations ultra court terme, souvent moins d’un an

Ces ETF se négocient en dollars US et sont disponibles sur la plupart des plateformes de courtage.

Autres alternatives à envisager

Si vous cherchez à diversifier au-delà des obligations, vous pouvez aussi considérer :

  • Les matières premières comme l’or ou le pétrole, qui tendent à conserver leur valeur ou à monter en période d’incertitude ou d’inflation.
  • Les cryptomonnaies, telles que le Bitcoin ou l’Ethereum, qui sont plus risquées mais peuvent constituer une réserve de valeur alternative, surtout quand les devises traditionnelles ou les systèmes financiers semblent instables.

Chaque option comporte un niveau de risque différent, il est donc conseillé d’étaler vos investissements sur plusieurs types d’actifs.

Ce mélange obligations, matières premières et cryptos permet de protéger votre capital tout en conservant la flexibilité nécessaire si la situation évolue.

FAQs

Qu’est-ce qu’un tarif douanier et comment ça fonctionne ?

Un tarif douanier est une taxe appliquée aux produits importés, généralement calculée en pourcentage de la valeur du produit. Par exemple, un tarif de 10 % sur un produit à 10 € ajoute 1 € au coût final. Si les tarifs visent à protéger les industries nationales, ils augmentent souvent les prix pour les consommateurs comme pour les entreprises.

Comment les tarifs douaniers affectent-ils la bourse ?

Les tarifs augmentent les coûts des matières premières importées pour les entreprises. Cela réduit leurs marges bénéficiaires et peut entraîner des hausses de prix ou une baisse des ventes — deux facteurs qui pèsent sur les résultats financiers. En conséquence, les cours des actions chutent souvent, surtout dans les secteurs les plus touchés.

Les tarifs douaniers font-ils toujours baisser la bourse ?

Pas forcément. Même si les tarifs provoquent souvent une volatilité accrue et une baisse des échanges, certains secteurs nationaux en concurrence avec les importations peuvent en tirer avantage à court terme. Cependant, l’impact global sur le marché reste généralement négatif à cause de l’incertitude et des coûts plus élevés.

Quels secteurs sont les plus touchés par les tarifs ?

Les secteurs aux chaînes d’approvisionnement mondiales — comme l’automobile, l’aéronautique, l’électronique et l’agriculture — sont particulièrement vulnérables. Les tarifs augmentent leurs coûts et perturbent leur production, ce qui pénalise à la fois exportateurs et importateurs.

Comment les tarifs influencent-ils le comportement des consommateurs ?

Les prix plus élevés dus aux tarifs réduisent le pouvoir d’achat. Les consommateurs peuvent retarder leurs achats importants, se tourner vers des alternatives moins chères, ou dépenser globalement moins — ce qui fait baisser le chiffre d’affaires des entreprises et affecte leurs actions.

Qui peut imposer des tarifs douaniers ?

Ce sont les gouvernements nationaux qui imposent les tarifs, généralement via leur pouvoir exécutif ou avec l’accord du législatif. Dans l’Union européenne, la Commission européenne gère la politique tarifaire. Les règles internationales définies par l’OMC encadrent les conditions d’application des tarifs.

Les tarifs affectent-ils les exportations ou les importations ?

Les tarifs impactent directement les importations en augmentant leur prix. Mais ils peuvent aussi toucher indirectement les exportations : si vos partenaires commerciaux ripostent, ils peuvent appliquer leurs propres tarifs à vos produits, qui deviennent alors moins compétitifs à l’étranger.

Combien de pays peuvent être touchés par un tarif ?

Un tarif vise en général un pays précis, mais ses effets peuvent se propager. Les chaînes d’approvisionnement mondiales font que même des pays non directement concernés peuvent ressentir l’impact via la hausse des coûts ou la modification de la demande.

Quel est le tarif douanier le plus important de l’histoire ?

La loi Smoot-Hawley de 1930 est l’une des plus célèbres. Elle a fortement augmenté les tarifs américains sur plus de 20 000 produits pendant la Grande Dépression. D’autres pays ont riposté, provoquant un effondrement du commerce mondial et aggravant la crise.

Qu’est-ce qu’un tarif à l’importation ?

Un tarif à l’importation est une taxe sur les produits entrant dans un pays. Il fait augmenter le prix des produits étrangers pour encourager les consommateurs et entreprises à acheter des alternatives nationales.

Qu’est-ce qu’un tarif à l’exportation ?

Un tarif à l’exportation est une taxe sur les produits sortant d’un pays. Assez rare aujourd’hui, certains gouvernements l’utilisent pour protéger les ressources nationales critiques comme la nourriture, l’énergie ou les minerais rares.

Y a-t-il encore des tarifs actifs aujourd’hui ?

Oui. Beaucoup de pays maintiennent des tarifs, souvent pour des raisons stratégiques ou politiques. Les États-Unis imposent toujours des tarifs sur certaines technologies et métaux chinois. L’UE applique des droits sur certains produits agricoles non européens, et des pays comme l’Inde ou le Brésil les utilisent pour protéger des secteurs clés.

Les tarifs font-ils toujours baisser la bourse ?

Non, mais ils provoquent souvent de la volatilité. Certains secteurs peuvent en profiter, mais le marché dans son ensemble réagit généralement négativement face aux craintes de coûts plus élevés, de ralentissement du commerce et de mesures de représailles.

Comment protéger ses investissements pendant une période d’incertitude liée aux tarifs ?

La diversification est essentielle. Les actifs refuge comme les obligations d’État à court terme (par exemple les OAT françaises ou les ETFs sur bons du Trésor américains), l’or, et certaines matières premières apportent de la stabilité. Certains envisagent aussi la cryptomonnaie, plus risquée. Utilisez des outils d’analyse du sentiment investisseur comme l’Indice de Peur et de Cupidité pour vous guider et éviter les décisions émotionnelles.

Conseils de Nicolas

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Publié le

28.08.2025

Nicolas DOMNESQUES

"Le succès en investissement ne vient pas de prédire le futur, mais de voir le présent clairement."

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