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8 min de lecture

Quels sont les indicateurs économiques les plus importants à suivre pour investir en Bourse ?

Pour investir efficacement, vous devez suivre les indicateurs économiques clés qui influencent directement les marchés financiers. PIB, taux de chômage, inflation, taux d’intérêt, prix du pétrole… chacun envoie des signaux sur la santé de l’économie et sur les opportunités ou risques pour vos placements. Dans ce guide, découvrez les 10 indicateurs économiques et financiers essentiels à connaître, comment les interpréter et comment les utiliser pour ajuster votre stratégie d’investissement.

1. Qu’est-ce que le PIB et pourquoi devriez-vous le suivre ?

Le Produit Intérieur Brut (PIB) est l’un des indicateurs économiques les plus observés en Europe.

Il mesure la valeur totale de tous les biens et services produits dans un pays pendant une période donnée (souvent un trimestre). Ces données, calculées par Eurostat, sont ensuite corrigées de l’inflation (PIB réel) et des effets saisonniers (par exemple, Noël qui booste artificiellement les ventes).

Le PIB vous montre donc à quelle vitesse l’économie progresse ou recule.

Si le chiffre est positif et en hausse, l’économie se porte bien. S’il est en baisse deux trimestres de suite, cela signifie souvent récession.

Evolution du PIB depuis 1990.

Comment le PIB peut-il vous aider à mieux investir ?

La croissance du PIB est l’un des meilleurs indicateurs pour connaitre la santé économique d’un pays. Une forte croissance trimestrielle favorise généralement un marché haussier, surtout pour les ETF qui suivent des indices comme le CAC 40 ou le MSCI Europe. À l’inverse, si le PIB est en baisse pendant deux trimestres consécutifs, c’est souvent le signe d’une récession, et les marchés ont tendance à chuter.

Les chiffres du PIB de la zone euro peuvent masquer des disparités nationales. L’économie française peut très bien ralentir alors que celle de la zone euro dans son ensemble progresse. Si vous investissez surtout en France, il est essentiel de suivre le PIB français en plus du PIB européen.

Ne vous contentez pas de regarder uniquement le chiffre brut du PIB. Suivez surtout la tendance. Si le PIB dépasse les attentes, vous pouvez envisager d’augmenter vos positions sur des secteurs cycliques. À l’inverse, en cas de ralentissement, réduisez vos risques et privilégiez des valeurs défensives ou des ETF obligataires. C’est un indicateur simple, mais il peut vous donner de l’avance sur les mouvements du marché.
PIB de la France par rapport au CAC 40.

2. Qu’est-ce que le taux de chômage et comment l’interpréter ?

Le taux de chômage représente la proportion de personnes actives qui cherchent un emploi sans en trouver.

Contrairement au PIB, qui donne une vue globale, le chômage vous permet de prendre le pouls du marché du travail et de voir rapidement si les ménages vont avoir plus ou moins de pouvoir d’achat et donc si il va y avoir potentiellement une croissance économique ou non cette année.

Si vous êtes principalement exposé à la zone euro, suivez le taux de chômage européen. Mais si vous investissez spécifiquement en France ou dans un autre pays, surveillez le taux de chômage local c’est-à dire celui de la France.

Prévisions du taux de chômage en France.

Comment investir quand le chômage augmente ?

Quand le taux de chômage augmente, les ménages dépensent moins, ce qui met sous pression des secteurs comme le commerce, l’hôtellerie ou l’immobilier. Un chômage élevé peut aussi signaler des problèmes structurels dans l’économie (sous-investissement, faible confiance des entreprises). Dans ce cas, une récession peut être imminente.

Pour vous protéger, orientez-vous vers des valeurs défensives comme les ETF santé ou services publics. Essayez par exemple l’iShares MSCI Europe Health Care Sector UCITS ETF, qui suit les grandes entreprises du secteur santé en Europe. Si vous n’avez pas assez de capital pour acheter des obligations directement, optez pour l’ETF Lyxor Euro Government Bond 10Y+ (EGIL), qui regroupe des obligations souveraines en euros bien notées.

Quand le chômage augmente, rééquilibrez votre portefeuille pour réduire l’exposition aux secteurs dépendants de la consommation comme la distribution.

Comment investir quand le chômage baisse ?

Quand le chômage diminue, cela signale généralement une économie en pleine forme : plus de gens travaillent, gagnent de l’argent et consomment.

Ce climat profite aux secteurs orientés vers les consommateurs comme le commerce, l’hôtellerie ou les transports. Les banques aussi en tirent avantage (comme BNP Paribas ou Société Générale), car la demande de crédit augmente et les risques de défaut diminuent. Les PME tournées vers la croissance locale peuvent aussi surperformer, surtout en France où la consommation intérieure est un moteur clé.

Toutefois, attention à l’inflation : quand le chômage baisse, la demande de main-d'œuvre dépasse l’offre, ce qui fait grimper les salaires. Ainsi, les entreprises répercutent leurs coûts sur les prix, et les consommateurs sont prêts à payer plus. Ce double effet crée de l’inflation, qui pourrait pousser la BCE à augmenter les taux, ralentissant ainsi l’économie.

Ainsi, un chômage en baisse soutient une stratégie plus optimiste et tournée vers la croissance, mais gardez un œil sur l’inflation.

Taux de chômage en France depuis 2000

3. Quel est l’impact des ventes au détail sur la Bourse ?

Les ventes au détail en France sont un indicateur clé de l’activité économique à court terme. Publiées chaque mois par l’INSEE, elles mesurent combien les ménages dépensent dans les magasins.

Quand les ventes au détail augmentent, cela traduit généralement une confiance des consommateurs et une stabilité financière : deux conditions favorables à la croissance du PIB.

Pour vous, cela signifie qu’il peut être intéressant d’investir dans des secteurs comme la mode (LVMH, Hermès), l’électronique (Fnac Darty) ou la grande distribution (Carrefour, Leclerc). C’est aussi un bon moment pour miser sur des ETF axés sur la consommation ou des foncières cotées (REITs) exposées aux commerces.

Évolution des ventes au détail en lien avec les sentiments des consommateurs.

Mais quand les ventes chutent, c’est souvent le signe de problèmes plus profonds : montée du chômage, pression inflationniste, ou récession à venir. Dans ces cas, réduisez votre exposition aux valeurs cycliques et orientez-vous vers les secteurs défensifs. Une autre stratégie peut-être aussi d’investir dans des chaînes discount ou magasins à bas prix (comme Action ou Lidl) qui résistent mieux pendant les crises.

Suivre les tendances mensuelles et annuelles des ventes au détail vous donne un avantage pour anticiper les mouvements des secteurs liés à la consommation.

4. Qu’est-ce que l’indice des prix à la consommation (IPC) ?

Le CPI (Consumer Price Index), ou indice des prix à la consommation, est l’outil principal pour mesurer l’inflation.

Il observe l’évolution moyenne des prix d’un panier représentatif de biens et services du quotidien : alimentation, énergie, vêtements, logement, transports, etc.

En France, c’est l’INSEE qui publie ces chiffres chaque mois.

Lorsque le CPI augmente, cela signifie que les prix grimpent et que votre pouvoir d’achat recule.

C’est l’un des indicateurs favoris de la BCE, qui s’en sert pour décider de ses taux d’intérêt.

Pour vous, investisseur, le CPI est crucial : il influence directement vos rendements réels, la valeur de vos obligations et la valorisation de vos actions, en particulier dans les secteurs très sensibles à la consommation et aux variations de taux.

Évolution de l'inflation (IPC) en France au cours des 13 dernières années.

Comment investir en période d’inflation ?

Quand le CPI est élevé, cela signifie que l’inflation grignote votre pouvoir d’achat. Les consommateurs achètent moins, et les ventes chutent, ce qui nuit aux entreprises du retail.

Mais l’inflation peut aussi signaler une économie en forte croissance. Dans ce cas, vous pouvez miser sur des valeurs de croissance comme la tech ou les marchés émergents. Le problème, c’est que l’inflation fait aussi grimper les coûts pour les entreprises, ce qui peut écourter le marché haussier.

Une meilleure stratégie consiste à acheter ce qui bénéficie directement de l’inflation. Par exemple, les matières premières comme l’or. L’iShares Physical Gold EUR Hedged ETC suit le prix spot de l’or (le prix réel, hors coûts logistiques).

Comment investir quand les prix sont stables ?

Quand le CPI est stable, les prix le sont aussi. Cela soutient la consommation, surtout dans les secteurs comme le voyage, l’automobile, ou les loisirs.

Pour en profiter, vous pouvez investir dans l’ETF Invesco European Travel Sector UCITS, qui suit l’indice STOXX Europe 600 Optimised Travel & Leisure.

Encore une fois : si vous êtes exposé à la zone euro, suivez le CPI de cette zone. Si vous êtes investi en France, suivez plutôt le CPI français.

Quand l’inflation monte, elle transforme silencieusement le marché – et votre portefeuille. Je répète souvent : le CPI n’est pas qu’une statistique, c’est un signal. Une inflation élevée pénalise la consommation et pousse les banques centrales à réagir, ce qui nuit aux secteurs sensibles aux taux comme l’auto ou le BTP. Mais dès que l’inflation ralentit, ces mêmes secteurs peuvent rebondir rapidement. Suivez le CPI chaque mois et adaptez votre exposition entre valeurs défensives et secteurs sensibles aux taux selon la tendance. C’est l’un des indicateurs les plus simples et les plus puissants à surveiller.

4. Quels sont les taux d’intérêt et quel est leur impact sur nos investissements en Bourse ?

Les taux d’intérêt sont soit le prix que vous payez pour emprunter, soit

le revenu que vous percevez en épargnant ou en prêtant de l’argent.

Ils sont fixés par les banques centrales — comme la Banque centrale européenne (BCE) pour la zone euro — et ont un impact sur presque tout : le taux de votre prêt immobilier, le coût de vos cartes de crédit, les crédits accordés aux entreprises, ainsi que les rendements des obligations.

Comment les taux d’intérêt influencent-ils le marché boursier ?

Christine Lagarde, présidente de la BCE.

Les décisions de taux de la BCE font bouger les marchés européens.

  • Quand le taux directeur augmente : les banques paient plus cher pour emprunter et répercutent ce coût sur leurs clients. Les crédits deviennent plus chers, ce qui freine les ventes de biens coûteux (voitures, logements) et ralentit la croissance des entreprises.
  • Quand le taux baisse : emprunter coûte moins cher, la consommation repart et les marchés ont tendance à monter.

Certains secteurs réagissent mieux que d’autres :

  • Les banques peuvent profiter d’une hausse des taux, car elles gagnent plus sur les nouveaux prêts (même si la demande de crédit baisse). Pour miser dessus : ETF iShares STOXX Europe 600 Banks UCITS (DE).
  • L’automobile bénéficie souvent d’une baisse des taux, qui rend les achats à crédit plus abordables. Pour en profiter : ETF Invesco European Autos Sector UCITS.

Ne vous limitez pas à la décision de taux elle-même : le ton des conférences de presse de la BCE et ses prévisions officielles sont aussi de précieux indices pour anticiper les prochaines étapes. Si vous pensez que d’autres baisses sont à venir, sachez que les obligations deviennent alors plus attractives.

Leur prix évolue à l’inverse des taux : par exemple, une obligation à 6 % prend de la valeur si les taux passent à 5 %, car elle rapporte plus que le marché.

Pour vous positionner sur ce segment, vous pouvez opter pour l’ETF iShares Core Euro Government Bond UCITS (Dist), qui suit les obligations émises par les États de la zone euro.

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5. Comment le prix du pétrole influence vos investissements en Bourse ?

Le prix du pétrole est un indicateur économique que vous devez absolument surveiller, car il touche presque tous les secteurs.

Lorsque le pétrole augmente, vos coûts d’énergie et de transport montent aussi, que vous soyez un ménage ou une entreprise. Cela provoque souvent une hausse de l’inflation, réduit les marges des entreprises — surtout dans l’industrie, l’aérien ou la logistique — et fait baisser le pouvoir d’achat.

Dans ces périodes, des secteurs comme l’automobile, le commerce de détail ou le tourisme souffrent, tandis que les producteurs de pétrole et les entreprises énergétiques profitent de la situation. En France, par exemple, TotalEnergies SE sort souvent gagnante lorsque les prix sont élevés, ce qui peut représenter pour vous une opportunité d’achat.

Quand le pétrole baisse, c’est tout l’inverse : les coûts diminuent dans l’ensemble de l’économie, ce qui aide les secteurs dépendants du carburant, comme les compagnies aériennes, le transport maritime ou la grande distribution. Des prix à la pompe plus bas signifient plus de budget disponible pour d’autres achats, ce qui soutient les ventes au détail.

Si vous souhaitez profiter de cette tendance, vous pouvez vous intéresser à l’ETF iShares STOXX Europe 600 Retail UCITS (DE), qui regroupe les grandes enseignes européennes de distribution.

Vous avez donc tout intérêt à suivre de près les cours du Brent ou du WTI.

Si le pétrole grimpe, vous pouvez réduire votre exposition au commerce de détail ou aux compagnies aériennes et privilégier l’énergie ou les matières premières.

S’il baisse, c’est peut-être le moment de renforcer les secteurs cycliques comme les transports, la consommation ou les loisirs.

Pour suivre ces données, des plateformes comme Boursorama ou Zonebourse sont des références utiles.

6. Comment lire un ratio C/B (Cours/Bénéfice) et l’utiliser dans vos choix d’investissement ?

Le ratio Cours/Bénéfice, ou Price-to-Earnings (P/E), est l’un des moyens les plus simples pour savoir si une action est chère ou bon marché par rapport à ce qu’elle rapporte.

Pour le calculer, vous divisez le cours de l’action par le bénéfice par action (BPA).

Par exemple, si une action vaut 50 € et que son BPA est de 5 €, son P/E est de 10 : cela veut dire que les investisseurs paient 10 € pour chaque euro de bénéfice actuel.

Un P/E élevé traduit souvent de fortes attentes de croissance de la part des investisseurs.

À l’inverse, un P/E faible peut indiquer une sous-évaluation… ou des perspectives de croissance limitées.

Ratio cours/bénéfice

Toutefois, le chiffre seul ne suffit pas. Vous devez toujours comparer le P/E avec celui d’autres entreprises du même secteur et tenir compte de leur potentiel de croissance.

Par exemple, des sociétés de services publics comme EDF affichent souvent un P/E faible, voire négatif, à cause d’une croissance lente. En juillet 2025, celui d’EDF est d’environ –2,5, ce qui signifie qu’elle n’est pas rentable.

En revanche, des entreprises technologiques comme Dassault Systèmes peuvent afficher un P/E de 35, reflétant des attentes de forte croissance.

Le P/E peut aussi s’appliquer aux ETF, notamment ceux qui suivent un secteur ou un indice comme le CAC 40.

Dans ce cas, on calcule un P/E moyen basé sur les bénéfices de toutes les entreprises de l’indice. Cela vous permet de voir si l’ETF est surévalué ou sous-évalué par rapport à sa moyenne historique ou à d’autres indices.

Un P/E bas peut indiquer un bon moment pour acheter, surtout si les bénéfices sont en hausse, tandis qu’un P/E très élevé peut signifier que la croissance attendue est déjà intégrée dans le prix.

Pour aller plus loin, découvrez notre guide complet sur le ratio P/E.

7. Que mesure le Bêta en Bourse et comment l’utiliser ?

Le Bêta est un indicateur qui mesure à quel point une action ou un ETF est volatile par rapport au marché dans son ensemble.

Si le bêta est 1, le titre évolue en moyenne comme le marché.

Un bêta supérieur à 1 signifie qu’il est plus volatile : il monte plus vite quand le marché grimpe, mais chute aussi plus fort quand il baisse.

À l’inverse, un bêta inférieur à 1 indique qu’il est moins volatile, ce qui en fait souvent un choix plus défensif.

Un bêta négatif est particulier : cela veut dire que le titre évolue à l’opposé du marché.

Par exemple, si le CAC 40 gagne 5 %, une action avec un bêta de 1,5 pourrait grimper de 7,5 %.

Mais si l’indice perd 4 %, cette action pourrait reculer de 6 %. En revanche, un bêta de 0,7 limiterait la baisse à 2,8 %, ce qui montre qu’elle est moins volatile et plus stable. Et si le bêta est –2, le titre gagnerait 2 % si le marché baissait de 1 % — ce qui peut servir d’investissement de couverture pour réduire vos pertes en période baissière. Donc, le bêta est un outil simple mais efficace pour mesurer la volatilité d’un actif et ajuster votre niveau de risque.

Pour en savoir plus sur le bêta, cliquez ici.

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8. Qu’est-ce que la performance sectorielle en Bourse et pourquoi vous devriez la suivre ?

La performance sectorielle correspond à l’évolution en Bourse des différents secteurs de l’économie — technologie, énergie, santé, biens de consommation… — en les comparant les uns aux autres sur une période donnée.

Elle varie en fonction de grands facteurs macroéconomiques : cycles économiques, taux d’intérêt, inflation ou encore tensions géopolitiques.

En période de forte croissance, les secteurs cycliques comme le luxe, le voyage ou l’automobile (pensez à LVMH, Airbus ou Renault) ont tendance à surperformer, car ménages et entreprises dépensent davantage.

À l’inverse, en phase de ralentissement ou de crise, les secteurs défensifs comme la santé, l’énergie ou l’alimentation (Sanofi, EDF, Danone) résistent mieux car leurs produits restent essentiels, même quand l’économie se contracte.

En suivant la performance sectorielle, vous pouvez repérer les tendances qui se dessinent, anticiper les rotations sectorielles (quand les capitaux passent d’un secteur à un autre) et ajuster plus finement la répartition de votre portefeuille.

Comment utiliser la performance sectorielle pour investir ?

En observant la performance des secteurs, vous comprenez mieux comment chacun réagit aux différentes phases économiques.

Si, par exemple, l’inflation est élevée, vous pouvez identifier rapidement les secteurs qui continuent à bien performer et y orienter vos investissements.

À l’inverse, si vous voyez qu’un secteur clé commence à s’essouffler, vous pouvez réduire votre exposition avant que le marché ne corrige.

Pour apprendre à protéger efficacement votre portefeuille contre les crises, découvrez notre article dédié, en cliquant ici.

9. Qu’est-ce que la croissance des bénéfices sectoriels et comment l’utiliser ?

La croissance des bénéfices sectoriels correspond à l’augmentation des profits réalisés par l’ensemble des entreprises d’un même secteur — technologie, santé, énergie, biens de consommation, etc.

C’est un indicateur qui vous donne une vision globale de la santé économique d’un secteur.

Par exemple, si les bénéfices des entreprises du luxe (LVMH, Kering) augmentent, cela reflète généralement une forte demande mondiale.

À l’inverse, si les bénéfices du secteur du BTP reculent, cela peut signaler un ralentissement économique ou l’impact d’une hausse des taux d’intérêt.

Ces données sont mises à jour chaque trimestre, lors des publications de résultats, et elles sont scrutées de près par les investisseurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Comment exploiter cette information dans vos investissements ?

En suivant la croissance des bénéfices, vous pouvez repérer les secteurs les plus dynamiques.

Si un secteur affiche une progression rapide, il attire souvent plus d’investisseurs, ce qui pousse ses actions à la hausse.

Par exemple, si le secteur technologique gagne +20 % en un an, contre seulement +3 % pour les services aux collectivités, vous pourriez privilégier des ETF tech ou des actions comme Dassault Systèmes pour viser la croissance.

En revanche, si vous recherchez stabilité et revenu régulier, vous pouvez vous orienter vers des secteurs dont les bénéfices progressent moins vite mais de manière constante.

La croissance des bénéfices influence aussi la performance des grands indices boursiers.

En comprenant ces tendances, vous pouvez mieux répartir vos investissements, choisir le bon moment pour entrer sur un secteur porteur ou, au contraire, passer en mode défensif si les bénéfices commencent à ralentir.

10. Qu’est-ce que les dépenses d’investissement (CapEx) et pourquoi elles comptent pour vous ?

Les dépenses d’investissement, ou CapEx (Capital Expenditures), représentent l’argent qu’une entreprise consacre à des projets de long terme : achat d’équipements, construction d’infrastructures, développement de nouvelles technologies…

En étudiant le CapEx d’un secteur, vous analysez le niveau de réinvestissement des entreprises dans leur croissance future.

Par exemple, le secteur de l’énergie peut fortement augmenter ses CapEx lors d’une flambée des prix du pétrole, pour financer de nouveaux projets d’exploration.

Les dépenses d'investissement - CapEx.

De leur côté, les entreprises technologiques peuvent investir massivement dans des centres de données ou dans l’intelligence artificielle.

En général, un CapEx élevé reflète de l’optimisme et une volonté d’expansion.

À l’inverse, un CapEx en baisse peut révéler plus de prudence, une demande qui ralentit ou des conditions financières moins favorables.

Comment utiliser les données CapEx dans vos investissements ?

En tant qu’investisseur, vous pouvez vous appuyer sur ces données pour évaluer la confiance des entreprises et repérer les secteurs susceptibles d’entrer dans un nouveau cycle de croissance.

Si les CapEx augmentent, cela signifie souvent que les entreprises anticipent une hausse de la demande, ce qui peut entraîner une progression de leurs bénéfices dans les mois ou années à venir.

Par exemple, si les entreprises de semi-conducteurs investissent massivement dans de nouvelles usines, cela peut annoncer un boom futur du marché des équipements technologiques.

À l’inverse, si les investissements baissent, cela peut traduire un resserrement budgétaire, une pression sur les marges ou un manque de visibilité sur l’avenir.

En suivant ces tendances, vous pouvez identifier les secteurs porteurs à long terme et affiner votre stratégie pour miser sur ceux qui préparent activement leur avenir.

FAQs

Qu’est-ce que le PIB et pourquoi le suivre ?

Le PIB mesure la valeur totale des biens et services produits dans un pays ou une zone. Un PIB en hausse reflète une économie solide et soutient les marchés boursiers. Deux trimestres de baisse indiquent une récession. Le suivre vous aide à ajuster votre portefeuille entre secteurs cycliques (en croissance) et défensifs (en ralentissement).

Comment le chômage influence-t-il la Bourse ?

Plus le chômage est élevé, moins les ménages dépensent, ce qui pèse sur les secteurs orientés vers la consommation. Quand il baisse, cela profite aux secteurs cycliques comme la distribution, le voyage ou l’automobile — mais attention à l’inflation qui peut suivre.

Pourquoi surveiller les ventes au détail ?

Elles reflètent directement la confiance et la santé financière des consommateurs. Des ventes en hausse soutiennent les secteurs liés à la consommation, tandis qu’une baisse incite à se tourner vers des valeurs défensives ou discount.

À quoi sert l’indice des prix à la consommation (IPC) ?

Il mesure l’inflation. Une hausse réduit le pouvoir d’achat et peut pousser les banques centrales à relever leurs taux, ce qui pèse sur certains secteurs. Un IPC stable ou en baisse favorise la consommation et les marchés actions.

Quel est l’impact des taux d’intérêt ?

Fixés par les banques centrales, ils influencent le coût du crédit et la rémunération de l’épargne. Une hausse freine l’économie mais profite aux banques ; une baisse stimule la consommation et les marchés.

Qu’est-ce que le sentiment des consommateurs ?

C’est la confiance que les ménages ont dans l’économie et leurs finances. Une confiance élevée stimule les dépenses et soutient les secteurs cycliques ; une confiance faible pousse les investisseurs vers des valeurs défensives.

Conseils de Nicolas

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Publié le

28.08.2025

Nicolas DOMNESQUES

"Le succès en investissement ne vient pas de prédire le futur, mais de voir le présent clairement."

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