Qu’est-ce que sont les actions fractionnées ?
Vous souhaitez investir en bourse mais le prix élevé de certaines actions vous freine ? Grâce aux actions fractionnées, il est désormais possible d’acheter une partie d’une action, même si son prix dépasse plusieurs centaines d’euros. Cette solution rend l’investissement plus accessible, vous permettant de détenir des fractions de titres comme Amazon, LVMH ou Tesla avec seulement quelques euros. Dans ce guide complet, vous découvrirez ce que sont réellement les actions fractionnées, leurs avantages, leurs risques, les plateformes qui les proposent, ainsi que nos conseils pour les utiliser efficacement et bâtir un portefeuille diversifié et performant.

Pourquoi acheter des actions fractionnées et comment s’y prendre ?
Les actions fractionnées ont permis de rendre plus l’accessible l’investissement, elles permettent d’acquérir une portion d’une action, même lorsque le prix d’une action entière dépasse plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.
Mais que sont réellement les actions fractionnées ? Sont-elles toujours adaptées à tous les profils d’investisseurs ? Quels bénéfices peuvent-elles réellement apporter, et quels risques faut-il connaître avant de se lancer ? À qui conviennent-elles, et comment les utiliser intelligemment pour construire un portefeuille performant et équilibré ? Je vous explique tout, avec conseils pratiques, les actions fractionnées qui transforment la manière d’investir aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’une action fractionnée ?
Une action fractionnée,« fractional share » en anglais, est une portion d’action, c’est-à-dire que vous achetez une partie d’une action au lieu de l’action entière. Traditionnellement, on ne pouvait acheter que des actions entières. Mais, les fractions d’actions rendent l’investissement beaucoup plus accessible. Alors, comment est-ce possible d’acheter la moitié d’un actif qui, sur le papier, n’est pas divisible ? Et pourtant, c’est aujourd’hui une pratique courante dans certaines plateformes de courtage.
Prenons un exemple. Si on prend l’action d’Amazon coûte environ 179 euros. Avec un courtier qui propose l’achat fractionné, vous pouvez acheter 10 € d’Amazon, et posséder ainsi une fraction de l’action. Vous ne détenez pas une action entière, mais vous détenez les droits proportionnels liés à cette part : les dividendes, les gains en capital, et la possibilité de revendre votre part à tout moment.
C’est l’idéal lorsque vous ne souhaitez pas investir une grosse somme. Cela facilite aussi l’investissement dans des secteurs variés, car vous pouvez répartir votre capital sur plusieurs titres sans vous ruiner. Par exemple, en investissant chaque mois 100 euros, vous pourriez acheter une fraction de LVMH, une part d’Airbus, et compléter avec des fractions d’autres entreprises, ce qui permet d’éviter la concentration sur un seul titre et de mieux gérer les risques. Ce mécanisme ouvre donc la porte à une diversification plus simple et plus accessible, même pour ceux qui débutent en bourse.
Pourquoi les actions fractionnées existent-elles ?
Les actions fractionnées ne sont pas un phénomène nouveau dans l’absolu, mais elles ont longtemps été limitées à des cas très spécifiques, notamment lors de fusions, d’émissions de dividendes en actions notamment. Ce qui est nouveau depuis quelques années, c’est leur accessibilité massive aux investisseurs individuels via des néo-courtiers comme Trade Republic, eToro, Revolut, ou Degiro.
Quand les actions fractionnées ont-elles été créées pour la première fois ?
Les actions fractionnées (ou fractional shares en anglais) ne sont pas une invention récente, mais leur démocratisation auprès du grand public est assez récente. Historiquement, elles ont été utilisées dès le 20e siècle lors de certaines opérations boursières, notamment les fusions-acquisitions ou les splits d’actions (divisions d’actions) où les actionnaires se retrouvaient avec des fractions d’actions.
Mais ce n’est qu’avec l’essor du courtage en ligne aux États-Unis, à partir des années 2010, que les plateformes comme Robinhood, Fidelity ou Charles Schwab ont commencé à proposer volontairement l’achat d’actions fractionnées pour rendre l’investissement plus accessible — notamment pour des actions très chères comme Amazon ou Google.
En Europe et en France, ce système s’est développé plus tardivement, autour des années 2020-2022, grâce à des fintechs comme Trade Republic, Scalable Capital ou Bux Zero.Bon à savoir : Les ETF, eux, permettent déjà un accès indirect aux actions fractionnées, car vous investissez dans un panier d’actions, y compris des actions chères, avec un seul titre accessible dès quelques euros.
Ce changement est lié à deux grandes tendances :
- La digitalisation de la finance, qui permet techniquement de gérer des portefeuilles extrêmement fragmentés ;
- La démocratisation de l’investissement, où de plus en plus de plateformes veulent rendre la bourse accessible à tous — même à ceux qui n’ont pas 500 € à investir par ligne.
Alors, les actions fractionnées sont une porte d’entrée idéale pour commencer à investir avec de petites sommes.
Peut-on réellement investir avec une petite somme ?
Avec des actions fractionnées, la réponse est oui, mais avec des nuances. Si vous investissez 10 €, vous devenez effectivement actionnaire d’une fraction d’entreprise. Cela veut dire que :
- Vous bénéficiez de la croissance potentielle du titre ;
- Vous percevez des dividendes au prorata de votre détention (s’ils existent) ;
- Vous pouvez vendre à tout moment, comme pour une action entière.
Mais investir 10 € dans un titre très volatil comme Tesla ou Nvidia ne vous protégera pas du risque. La proportion est plus petite, mais le risque est le même. Si l’action perd 20 %, vous perdez aussi 20 %… même si ce n’est que 2 € dans ce cas-là car les coûts sont donc limités.
Il faut donc que vous voyez les actions fractionnées comme un outil d’apprentissage ou de diversification, mais pas comme une méthode miracle pour « gagner de l’argent sans risque ».
Comment fonctionnent les achats fractionnés ?
Quand vous passez un ordre d’achat de 10 € sur une action qui en vaut 200 €, la plateforme va techniquement regrouper les ordres de plusieurs clients pour acheter des actions entières, puis vous attribuer une part interne de cette action.
Vous ne verrez pas « 0,05 action Apple » sur les marchés, mais c’est ce que vous possédez dans votre compte. C’est souvent la plateforme qui reste détentrice de l’action au niveau juridique, et vous en êtes le bénéficiaire économique. C’est ce qu’on appelle la détention en compte omnibus ou en fiducie.
Comment sont distribués les dividendes sur des actions fractionnées ?
Lorsque vous détenez une fraction d’action, vous percevez bien une partie des dividendes versés, proportionnelle à la quantité que vous détenez. Par exemple, si vous possédez 0,25% action d’une entreprise qui verse 4 € par action, vous recevrez 1 € de dividende brut. Ce versement est géré automatiquement par la plateforme, mais il convient de comprendre que cette distribution est purement économique : vous n’êtes pas, juridiquement, inscrit au registre de l’entreprise comme actionnaire.
Si l’action provient d’une entreprise étrangère (comme une société américaine cotée au Nasdaq), une retenue à la source est souvent prélevée avant le versement du dividende. Aux États-Unis, ce taux est en général de 15 % pour les résidents fiscaux français, conformément à la convention fiscale bilatérale. Certaines plateformes offrent un mécanisme d’optimisation fiscale via le formulaire W-8BEN, mais cela reste à vérifier au cas par cas. Enfin, les dividendes versés sur des fractions d’action sont parfois regroupés dans un portefeuille en espèces sur votre compte, sans qu’une réinvestissement automatique soit proposé
Est-ce risqué d’acheter des fractions d’actions ?
Sur le fond, le risque est identique à celui d’une action classique : si l’entreprise perd de la valeur, votre fraction aussi. Mais il y a deux risques supplémentaires à connaître : le risque de liquidité : certaines plateformes peuvent imposer des délais ou des frais pour vendre vos fractions ; et le risque juridique : dans certains cas, vous ne détenez pas l’action directement mais une créance sur le courtier, ce qui peut poser problème en cas de faillite de l’intermédiaire.
Pour minimiser ces risques, choisissez un courtier régulé, qui vous offre des garanties (type FGDR, équivalent de 100 000 € en cas de faillite), et qui est transparent sur les modalités de détention.
Pourquoi les actions fractionnées sont-elles intéressantes ?
Vous pouvez y retrouver trois cas typiques :
- Pour les petits budgets : si vous voulez commencer à investir avec 50 ou 100 €, vous pouvez vous diversifier dès le départ. Par exemple, acheter 10 € d’Apple, 15 € de LVMH, 20 € de Microsoft, etc.
- Pour débuter la bourse sans stress : cela vous permet de vous former en conditions réelles, sans mettre en péril votre épargne.
- Pour lisser vos investissements dans le temps : vous pouvez mettre en place un plan d’investissement programmé (type DCA – Dollar Cost Averaging) même avec de toutes petites sommes.
- Pour diversifier votre portefeuille.

Est-ce que toutes les plateformes proposent les actions fractionnées ?
Non, certaines plateformes comme Boursorama, Fortuneo ou Bourse Direct n’offrent pas cette fonctionnalité. En revanche, des plateformes comme Trade Republic, Etoro ou même Revolut permettent d’acheter des fractions d’actions, souvent sans frais ou à très bas coût.
Si vous voulez en savoir plus sur ces banques, je vous livre mon avis complet sur Fortuneo, Bourse Direct et Boursorama. Consultez les.
Il faut donc bien comparer les frais sur chaque transaction, la qualité de l’interface et le niveau de régulation (par exemple, FCA au Royaume-Uni, BaFin en Allemagne, ACPR en France).
Quels sont les frais associés aux actions fractionnées ?
Un point négligé concerne les frais liés aux actions fractionnées. Contrairement à un achat classique d’actions, certaines plateformes peuvent appliquer des frais spécifiques sur les transactions fractionnées, notamment des commissions fixes ou des frais de gestion. Par exemple, si vous achetez 5 € d’une action fractionnée, un courtier qui prélève 1 € de commission représente un coût proportionnellement très élevé par rapport à l’investissement. Il est donc important de bien comparer les offres et de privilégier les courtiers qui proposent des transactions sans frais ou avec des commissions faibles sur les fractions. En outre, certains brokers imposent des montants minimums d’investissement ou des restrictions sur la revente des fractions. Ces conditions peuvent avoir un impact direct sur la rentabilité de votre investissement, surtout si vous débutez avec un petit capital.
FAQs
Est-ce que je peux toucher des dividendes avec des actions fractionnées ?
Oui, vous touchez la part proportionnelle au montant que vous détenez. Si vous avez 0,1 action et que l’entreprise verse 1 € par action, vous toucherez 0,10 €.
Puis-je revendre mes actions fractionnées à tout moment ?
En général, oui. Les plateformes affichent la valeur en temps réel et vous permettent de revendre rapidement. Mais attention aux heures d’ouverture des marchés et aux conditions propres à chaque courtier.
Est-ce que je possède vraiment une part de l’entreprise avec des actions fractionnées ?
Pas toujours. Vous avez un droit économique sur cette part, mais pas nécessairement un droit de vote. Cela dépend du mode de détention utilisé par la plateforme.
Faut-il déclarer les actions fractionnées aux impôts ?
Oui, elles sont soumises aux mêmes règles fiscales que les actions classiques : prélèvements sur les dividendes et les plus-values. Même si vous n’avez investi que 10 €.
Que se passe-t-il en cas de fusion ou de scission d’une entreprise dont vous détenez une fraction d’action ?
Les opérations de fusion, d’acquisition ou de scission (appelées « opérations sur titres ») sont un peu plus complexes lorsqu’on détient des actions fractionnées. En cas de fusion, par exemple, si l’entreprise que vous détenez est absorbée par une autre, la plateforme va convertir automatiquement votre fraction d’action dans la nouvelle entité. Si vous déteniez 0,3 action d’une entreprise rachetée, vous recevrez 0,3 action de la nouvelle société. Dans le cas d’une scission (spin-off), où une entreprise se divise pour créer une entité séparée, le même principe s’applique : vous recevrez une fraction équivalente des nouvelles actions, selon le ratio annoncé par l’entreprise.
Conseils de Nicolas
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