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8 min de lecture

Comment ouvrir un compte bancaire en Suisse : le guide complet pour les expatriés français

La Suisse est depuis longtemps reconnue pour la stabilité de son économie, la discrétion de son système financier et la qualité de ses services bancaires. Pour les résidents français — en particulier les expatriés ou les frontaliers — ouvrir un compte bancaire en Suisse présente de nombreux avantages : diversification des devises, simplification des transactions transfrontalières, et bien plus encore. Mais concrètement, comment ouvrir un compte en Suisse ? Quelles sont les implications légales, fiscales et financières si vous vivez en France ? Dans ce guide, je vais vous expliquer tout ce que vous devez savoir pour ouvrir sereinement un compte bancaire suisse.

Les citoyens français peuvent-ils ouvrir un compte en Suisse ?

Oui les français peuvent ouvrir un compte en Suisse — et plus facilement que vous ne le pensez. La plupart des grandes banques suisses accueillent volontiers des clients non-résidents venant de France, surtout dans les régions où la mobilité transfrontalière est importante. Il n’est pas nécessaire d’être résident suisse, mais vous devrez fournir des documents supplémentaires, notamment pour respecter les règles de lutte contre le blanchiment d’argent et de conformité fiscale.

Parmi les options les plus populaires pour les citoyens français, on retrouve : la Banque Cantonale de Genève, UBS, Crédit Suisse et PostFinance. Beaucoup de ces établissements proposent des conseillers francophones et des procédures d’ouverture de compte en ligne. Si vous préférez une approche plus moderne, des banques mobiles comme Zak (filiale de Banque Cler) offrent une expérience bancaire 100 % via application, sans frais mensuels.

Pourquoi les résidents français ouvrent-ils un compte bancaire en Suisse ?

Aujourd’hui, nombreux sont les Français qui vivent près de la frontière, travaillent en Suisse ou souhaitent simplement diversifier leurs avoirs financiers, et choisissent pour cela d’ouvrir un compte en Suisse.

L’un des principaux attraits, c’est la diversification monétaire : détenir des actifs en francs suisses (CHF) permet de se protéger face à l’instabilité de la zone euro. En effet, le franc suisse n’est pas lié aux politiques de l’Union européenne, et il tend à prendre de la valeur en période de crise dans la zone euro. C’est donc un bon moyen de préserver votre pouvoir d’achat si l’euro venait à perdre de sa valeur.

Par ailleurs, la qualité de service et la confidentialité des banques suisses font également partie de leur réputation.

Si vous vivez dans des régions frontalières comme l’Alsace ou la Haute-Savoie, être payé en francs suisses (CHF) tout en dépensant en euros (EUR) peut vite devenir compliqué. Avoir un compte bancaire local en Suisse peut alors réduire considérablement les frais de change et rendre vos transactions quotidiennes plus fluides et plus économiques.

Quels sont les différents types de permis suisses ?

Les démarches et les critères d’acceptation des banques suisses peuvent varier selon votre statut de résidence, notamment si vous êtes un ressortissant étranger vivant en Suisse sous un permis de séjour spécifique.

Les permis les plus courants sont : le permis B, le permis C et le permis L. Chacun influence la manière dont les banques évaluent votre demande, les documents exigés, et même la possibilité qu’elles acceptent (ou non) d’ouvrir un compte pour vous.

Les différents de permis de séjour Suisse.

Le permis B

Le permis B est un permis de séjour délivré aux ressortissants étrangers qui viennent vivre et travailler en Suisse pour une durée limitée — en général un an, avec possibilité de renouvellement annuel.

La majorité des banques suisses acceptent sans trop de difficulté les clients titulaires d’un permis B. Si c’est votre cas, vous serez généralement considéré comme un client "classique".

Vous devrez fournir :

  • votre permis de séjour,
  • un passeport ou une pièce d’identité valide,
  • un justificatif de revenus (contrat de travail ou fiches de paie récentes),
  • un justificatif de domicile (comme un bail ou une facture d’électricité).

Les personnes avec un permis B sont perçues comme relativement stables, ce qui leur permet d’accéder aux services bancaires standards : compte courant, compte épargne, carte de débit, accès en ligne, etc.

Le permis C

Le permis C est un permis d’établissement accordé aux étrangers qui résident en Suisse depuis plusieurs années — généralement 5 ans pour les ressortissants de l’UE/AELE, ou 10 ans pour les autres — et qui sont bien intégrés.

Avec un permis C, vous bénéficiez d’un statut très proche de celui d’un citoyen suisse aux yeux des banques et des institutions. Vous avez ainsi un accès complet à tous les services bancaires : comptes personnels, produits d’investissement, crédits immobiliers, prêts, etc.

Les banques ne vous demanderont généralement aucun document supplémentaire en dehors des éléments classiques liés à la vérification d’identité (KYC – Know Your Customer). Certaines peuvent même vous proposer des conditions avantageuses, notamment sur les prêts hypothécaires, en raison de votre profil stable et de votre engagement à long terme en Suisse.

Le permis L

À l’inverse, le permis L est un permis de séjour de courte durée, destiné aux étrangers qui viennent en Suisse pour moins d’un an. Cela concerne souvent les travailleurs saisonniers, les stagiaires ou les personnes en mission temporaire.

Du fait de la nature temporaire de ce statut, toutes les banques ne sont pas prêtes à ouvrir un compte à un titulaire de permis L. Et si elles l’acceptent, elles peuvent imposer des conditions supplémentaires :

  • un contrat de travail complet,
  • un justificatif de ressources suffisantes,
  • voire une lettre de votre employeur.

Certaines banques n’offriront qu’un service bancaire de base : un compte courant simple, sans possibilité de crédit, ni d’accès en ligne, ni services annexes.

Enfin, sachez que les non-résidents — c’est-à-dire les personnes qui vivent en dehors de la Suisse et ne possèdent aucun permis de séjour suisse — peuvent techniquement ouvrir un compte bancaire en Suisse. Mais cette procédure est beaucoup plus contraignante.

Seules quelques banques suisses acceptent les clients non-résidents, et elles ciblent en général des clients fortunés. Les dépôts minimums sont souvent très élevés — 250 000 CHF ou plus — et les demandes font l’objet d’un examen rigoureux, conformément aux lois suisses et internationales sur la lutte contre le blanchiment d’argent.

De plus, les ressortissants de certains pays peuvent être exclus totalement à cause de sanctions internationales ou de risques politiques.

Comme vous l’aurez compris bien comprendre votre statut et choisir la banque adaptée à votre type de permis peut réellement faciliter l’ouverture de votre compte bancaire en Suisse.

Comment choisir sa banque en Suisse quand on est expatrié français ?

En tant que citoyen français, vous disposez d’un large éventail de possibilités pour ouvrir un compte bancaire en Suisse. Chaque option présente des avantages spécifiques selon votre mode de vie, vos besoins financiers et vos projets à long terme. Votre choix se portera généralement sur l’une des trois grandes catégories suivantes : les banques internationales, les banques cantonales ou les banques digitales.

Les banques internationales

Les banques internationales telles que UBS, Credit Suisse, Julius Baer ou HSBC proposent une offre complète de services financiers, allant de la banque au quotidien (comptes courants, cartes de débit et de crédit, e-banking) à la gestion de patrimoine, la planification fiscale transfrontalière et la banque privée.

Ce type d’établissement est particulièrement adapté si vous disposez d’actifs ou de revenus à la fois en France et en Suisse, si vous avez besoin de comptes multidevises ou de réaliser des virements internationaux, si vous souhaitez accéder à des produits d’investissement, bénéficier d’un accompagnement en planification financière, ou encore faire gérer votre portefeuille par des professionnels. C’est également une excellente option si vous prévoyez de changer régulièrement de pays de résidence ou que vous travaillez dans des entreprises multinationales.

Si vous avez un profil financier complexe — en tant que chef d’entreprise, professionnel à hauts revenus ou propriétaire de biens immobiliers dans les deux pays —, vous pourrez bénéficier de l’expertise transfrontalière des conseillers présents dans ce type de banque. En revanche, les banques internationales appliquent souvent des frais de gestion plus élevés et fixent des critères d’entrée plus stricts, comme un niveau de revenus minimum ou un dépôt initial requis pour accéder aux services haut de gamme.

Les banques cantonales

La Suisse compte 24 banques cantonales, comme la Banque Cantonale Vaudoise (BCV) ou la Banque Cantonale de Genève (BCGE). Il s’agit de banques régionales soutenues par l’État, très ancrées localement, et reconnues pour leur fiabilité ainsi que la qualité de leur service client.

Si vous êtes un expatrié français ayant l’intention de vous installer durablement dans un canton précis et d’y exercer un emploi à long terme, les banques cantonales constituent une option particulièrement pertinente. Elles offrent un accompagnement local solide, souvent en français dans les cantons romands, ainsi que des conditions avantageuses sur les crédits immobiliers et les produits d’épargne. Vous pouvez également bénéficier d’un suivi personnalisé avec des conseillers en agence, dans un environnement marqué par une forte stabilité régionale et une relation de confiance.

En revanche, la plupart de ces banques opèrent exclusivement à l’intérieur de leur canton. Ainsi, si vous déménagez par exemple du canton de Vaud vers celui de Genève, vous devrez potentiellement changer d’établissement bancaire ou perdre l’accès à certains services. De plus, les banques cantonales ne proposent pas toujours une offre aussi étendue en matière de services internationaux ou de plateformes d’investissement que les grandes institutions bancaires mondiales.

Les banques digitales

La banque en ligne connaît une forte croissance en Suisse, et séduit particulièrement les expatriés jeunes et familiers des outils numériques. Des établissements comme Neon, Yuh ou Zak fonctionnent entièrement en ligne et proposent des comptes simples, accessibles et à très faibles coûts. L’ouverture d’un compte se fait en quelques minutes via une application, sans paperasse ni rendez-vous en agence.

Si vous recherchez une expérience mobile pratique, en français ou en anglais, avec peu ou pas de frais de compte, des services bancaires clairs (carte, virements, outils de budget), une interface moderne et une inscription rapide, les banques digitales répondent parfaitement à ces besoins.

En revanche, elles se concentrent essentiellement sur les services bancaires de base. Si vous avez besoin de gestion d’investissements, de conseils fiscaux ou de solutions transfrontalières, elles risquent de ne pas suffire à couvrir l’ensemble de vos attentes.

Alpian : la banque privée digitale premium

Logo Alpian.

Une exception notable dans cet univers numérique est Alpian, une banque suisse innovante qui combine la souplesse d’une application mobile avec l’expertise d’une banque privée. Destinée aux professionnels aisés et aux expatriés disposant de revenus moyens à élevés, Alpian propose une solution tout-en-un pour la gestion quotidienne (compte en francs suisses, carte Visa, virements), ainsi qu’une gestion d’investissement intégrée, avec des portefeuilles sur mesure, et des services de conseil patrimonial accessibles directement depuis votre smartphone. Le tout accompagné d’une relation client personnalisée, sans avoir besoin de prendre rendez-vous ou de se déplacer en agence.

Si vous attachez de l’importance à la fois à la simplicité digitale et à une gestion patrimoniale professionnelle, Alpian représente une option novatrice. C’est un choix pertinent si vous percevez un revenu confortable en Suisse, souhaitez optimiser la gestion de votre argent, sans passer par la structure souvent lourde d’une banque privée traditionnelle.

Voici un tableau récapitulatif des informations ci-dessus :

Type de banque Idéal pour Avantages Inconvénients
Banques internationales Expatriés avec besoins transfrontaliers ou finances complexes Large éventail de services, gestion de patrimoine, support multilingue Frais plus élevés, fonctionnement parfois formel ou administratif
Banques cantonales Expatriés installés durablement dans un canton Accompagnement local, conseillers francophones, bonnes conditions de crédit Offre régionale limitée, changement de banque possible en cas de déménagement
Banques digitales Jeunes actifs, expatriés soucieux de leur budget Coûts réduits, mise en place rapide, grande flexibilité Services limités, pas d’accompagnement en agence
Alpian (digitale premium) Expatriés aisés cherchant à allier digital et gestion patrimoniale Banque via app combinée à des conseils en investissement et patrimoine Revenu plus élevé requis, acteur encore récent sur le marché

Qu’est-ce qu’une licence FINMA et pourquoi est-ce important ?

Logo Finma.

Lorsque vous choisissez une banque en Suisse — surtout en tant qu’expatrié — il est essentiel de vérifier si l’établissement est pleinement réglementé. Une banque qui détient une licence FINMA est officiellement supervisée par la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers). Cette licence n’est pas une simple formalité : elle constitue une véritable garantie de sécurité, de transparence et de conformité aux lois financières suisses.

L’un des principaux avantages liés à une banque agréée FINMA, c’est la protection des dépôts. Vos fonds sont couverts jusqu’à 100 000 CHF dans le cadre du système suisse de protection des dépôts (esissuisse). Cela signifie que, dans l’éventualité très peu probable d’une faillite bancaire, vos avoirs sont partiellement garantis. Les banques titulaires de cette licence doivent également respecter des normes strictes en matière de solidité financière, de lutte contre le blanchiment d’argent, de transparence envers les clients, et elles sont soumises à des contrôles réguliers.

En revanche, de nombreuses néobanques suisses ne possèdent pas elles-mêmes une licence bancaire FINMA. Elles opèrent plutôt en partenariat avec une banque agréée, qui détient légalement vos fonds. Ce fonctionnement est parfaitement légal, mais il introduit une certaine complexité. La néobanque vous fournit l’application et l’interface client, mais c’est la banque partenaire, en arrière-plan, qui est régulée. Cela signifie que la protection des dépôts, la résolution des litiges et la surveillance réglementaire relèvent de cette banque partenaire, et pas nécessairement de la marque avec laquelle vous interagissez.

La principale limite de ce modèle, c’est que si un problème survient — litige, panne technique, soupçon de fraude —, vous risquez de ne pas traiter directement avec l’institution qui détient réellement votre argent.

C’est précisément ce qui fait la force d’une banque digitale entièrement licenciée comme Alpian. Elle associe la souplesse et la simplicité d’une application mobile moderne à toutes les garanties offertes par le droit bancaire suisse. Pour un expatrié qui gère ses finances entre plusieurs pays, c’est un gage de tranquillité : vous ne vous fiez pas seulement à une interface numérique, mais à une institution régulée, fiable, et directement responsable devant les autorités suisses.

Quels sont les dépôts minimums et les frais habituels ?

Le montant requis pour ouvrir un compte bancaire en Suisse varie considérablement selon l’établissement et le type de compte. Les comptes de base, proposés par des banques comme Zak ou PostFinance, ne demandent souvent aucun dépôt minimum, ce qui les rend accessibles même aux étudiants ou aux nouveaux expatriés.

À l’opposé, les services de banque privée chez UBS ou Crédit Suisse nécessitent généralement un dépôt initial d’au moins 250 000 CHF, voire davantage.

Concernant les frais, vous pouvez vous attendre à payer entre 60 CHF et 240 CHF par an pour la gestion de votre compte, selon les services inclus. Les frais de virements internationaux varient entre 5 CHF et 25 CHF par transaction. La plupart des cartes (Visa ou Mastercard) impliquent des frais annuels allant de 50 CHF à 100 CHF. Enfin, les frais de conversion de devises, notamment de l’euro (EUR) vers le franc suisse (CHF), tournent généralement autour de 1,5 % à 2,5 %. Choisir une banque qui limite ces coûts peut avoir un impact significatif sur vos économies à long terme.

Quelle est la fiscalité des comptes suisses pour les résidents français ?

C’est ici que les choses deviennent sérieuses. Si vous êtes résident fiscal en France et que vous détenez un compte bancaire en Suisse, vous avez l’obligation légale de le déclarer à l’administration fiscale française via le formulaire n° 3916.

Même si votre compte est vide ou inactif, le non-respect de cette déclaration peut entraîner une amende de 1 500 € par compte non déclaré et par an.

Par ailleurs, tout intérêt perçu sur ce compte doit être déclaré comme un revenu et est soumis en France au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé « flat tax », qui s’élève à 30 % (soit 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’optimisation fiscale des plus-values. Vous pouvez également consulter notre guide sur les stratégies fiscales pour les investisseurs.

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Quels documents sont nécessaires pour ouvrir un compte ?

Les banques suisses sont rigoureuses mais transparentes. Pour ouvrir un compte, vous devrez généralement fournir :

  • un passeport valide ou une carte d’identité nationale française,
  • un justificatif de domicile en France, comme une facture récente d’électricité ou de téléphone,
  • un justificatif de revenus ou d’activité professionnelle, surtout si vous ouvrez votre compte à distance,
  • et votre numéro d’identification fiscale français (NIF), indispensable pour répondre aux exigences du CRS (Common Reporting Standard).

Dans certains cas, notamment lors d’une ouverture en ligne, la banque peut exiger des copies certifiées conformes de vos documents. Vous devrez également expliquer la finalité de votre compte : s’agit-il d’un compte pour épargner, investir, recevoir un salaire ou faciliter une vie transfrontalière ? Soyez prêt à répondre à ces questions pour que votre demande soit acceptée sans encombre.

Comment éviter les frais inutiles avec votre banque suisse

La réputation des banques suisses repose sur la qualité de leurs services — mais pas forcément sur leurs tarifs avantageux. En tant qu’expatrié, surtout si vous envoyez régulièrement de l’argent à l’étranger, que vous retirez des espèces en voyage ou que vous gérez des comptes en plusieurs devises, les frais bancaires peuvent vite s’accumuler. C’est pourquoi il est essentiel d’analyser attentivement la grille tarifaire avant d’ouvrir un compte.

De nombreuses banques appliquent des frais supplémentaires sur les opérations internationales, comme les virements vers la France ou d’autres pays de l’Union européenne. Ces frais peuvent varier considérablement selon l’établissement, le pays destinataire, la devise utilisée, et le canal employé (SWIFT ou SEPA). Certaines banques proposent des virements SEPA gratuits ou peu coûteux dans la zone euro, tandis que d’autres facturent des frais fixes ou des commissions proportionnelles, même pour de petits montants.

Les retraits d’espèces constituent un autre point de vigilance. Retirer de l’argent dans les distributeurs de votre propre banque est généralement gratuit, mais utiliser un distributeur extérieur ou hors réseau, notamment à l’étranger, peut entraîner des frais supplémentaires. Vous pouvez aussi être soumis à un taux de change majoré, ce qui réduit le montant final de votre retrait si vous retirez en euros ou dans une autre devise.

Les paiements en devises étrangères — que ce soit en ligne ou lors de vos déplacements — peuvent également engendrer des frais cachés ou des taux de change défavorables. De nombreuses banques traditionnelles appliquent des frais de transaction étrangère de 1 à 2,5 % sur chaque achat, ce qui peut vous coûter plusieurs centaines de francs par an si vous achetez souvent en euros ou en dollars.

N’oubliez pas non plus les frais mensuels de tenue de compte. Certaines banques offrent des comptes de base gratuits, mais d’autres facturent des suppléments pour l’envoi d’extraits papier, des cartes supplémentaires ou des packs bancaires. Les services premium, comme les comptes multidevises, les cartes de crédit ou l’accès à une plateforme d’investissement, s’accompagnent souvent de frais récurrents parfois peu visibles au départ.

Prendre le temps d’étudier la structure tarifaire est l’un des meilleurs réflexes à adopter. Une banque adaptée à vos habitudes — notamment en matière de transactions transfrontalières — peut vous faire gagner du temps, éviter bien des frustrations, et économiser plusieurs centaines de francs par an.

Comment un résident français peut-il ouvrir un compte bancaire en Suisse, étape par étape ?

Ouvrir un compte en Suisse peut sembler intimidant, mais en réalité, le processus est très bien encadré. Voici un guide complet, étape par étape, pour vous accompagner dans cette démarche.

Étape 1 : Définir l’objectif de votre compte

Avant de contacter une banque, commencez par clarifier vos besoins. Souhaitez-vous recevoir un salaire en francs suisses (CHF) ? Recherchez-vous un compte pour investir à l’international ? Avez-vous besoin d’un compte multidevises pour vos déplacements ou votre activité à distance ? Ou cherchez-vous simplement à protéger votre patrimoine par la diversification ?

Bien définir votre objectif vous aidera à choisir la banque et le type de compte adaptés (compte courant de base, épargne, investissement, ou banque privée).

Étape 2 : Choisir la bonne banque

Toutes les banques suisses ne s’adressent pas au même profil. Certaines visent le grand public, d’autres les clients fortunés. Par exemple, Zak (Banque Cler) est idéale pour un usage mobile et économique. UBS ou Crédit Suisseconviendront mieux pour des services de gestion de fortune. PostFinance ou la Banque Cantonale de Genève sont accessibles et adaptées aux frontaliers.

Il est fortement recommandé de choisir une banque qui propose les virements SEPA (un système rapide et peu coûteux pour envoyer des euros dans l’UE) et une interface en français — cela vous fera gagner du temps et évitera bien des complications.

Étape 3 : Préparer les documents nécessaires

Les banques suisses appliquent une réglementation stricte. Vous devrez fournir les pièces suivantes :

  1. Un passeport ou une carte d’identité française valide
  2. Un justificatif de domicile récent (moins de 3 mois)
  3. Un justificatif de revenus ou d’emploi (fiche de paie, contrat, etc.)
  4. Votre numéro d’identification fiscale (NIF) en France
  5. Une explication de l’usage prévu du compte (épargne, salaire, investissement…)

Si vous ouvrez le compte à distance, certains documents devront être certifiés conformes par un notaire, ou légalisés via apostille.

Étape 4 : Lancer la demande d’ouverture

Selon la banque choisie, vous pouvez :

  • vous rendre en agence (solution la plus sûre, notamment pour les dépôts importants),
  • entamer la procédure en ligne (possible avec Zak, Neon, UBS…),
  • ou envoyer vos documents par e-mail ou courrier postal (certaines banques exigent les originaux).

Les banques digitales permettent souvent une ouverture 100 % via application, avec vérification d’identité par appel vidéo ou scan de pièce d’identité.

Étape 5 : Passer les contrôles de conformité

Une fois votre dossier étudié, la banque procédera à un contrôle de conformité (KYC / lutte contre le blanchiment). Elle vérifiera votre identité, l’origine de vos fonds, et votre résidence fiscale.

En vertu du Common Reporting Standard (CRS), votre compte suisse sera automatiquement déclaré aux autorités fiscales françaises. C’est une procédure normale, légale et conforme aux exigences de transparence actuelles.

Ne soyez pas inquiet si la banque vous interroge sur l’origine de vos fonds — répondez simplement avec honnêteté, et fournissez les justificatifs nécessaires (par exemple : fiches de paie, héritage, vente immobilière…).

Étape 6 : Alimenter votre compte

Une fois votre compte validé, vous recevrez votre IBAN et pourrez y transférer vos fonds via virement SEPA. La plupart des banques vous permettent d’ouvrir des comptes en CHF, en EUR, ou les deux. Certaines appliquent des frais de conversion de devises — pensez à vérifier cela à l’avance si vous prévoyez de transférer régulièrement des fonds depuis la France.

Si vous travaillez en Suisse (par exemple à Genève), demandez à votre employeur de verser directement votre salaire sur votre compte suisse.

Étape 7 : Commander votre carte et activer l’accès en ligne

La plupart des banques vous fourniront une carte de débit (Visa ou Mastercard) ainsi qu’un accès à un portail en ligne ou une application mobile. Vous recevrez généralement votre carte sous 7 à 14 jours, et les identifiants de connexion ainsi que le code d’authentification à deux facteurs seront envoyés séparément (par courrier ou par SMS).

Certaines banques, comme Zak, proposent une carte virtuelle dès l’ouverture du compte, utilisable immédiatement.

Étape 8 : Déclarer votre compte suisse en France

La loi française vous oblige à déclarer tout compte bancaire ouvert à l’étranger, via le formulaire n° 3916, lors de votre déclaration de revenus annuelle.

Même si votre compte suisse n’engendre aucun intérêt ou reste inutilisé, il doit être déclaré. Le non-respect de cette obligation peut entraîner jusqu’à 1 500 € d’amende par compte non déclaré et par an.

Lors de votre déclaration en ligne, allez dans la rubrique “déclaration des comptes à l’étranger” et indiquez les coordonnées de votre compte suisse.

Puis-je investir via mon compte bancaire suisse ?

Absolument. La grande majorité des banques suisses donnent accès aux marchés boursiers internationaux ainsi qu’aux ETF (fonds indiciels cotés). Vous pouvez constituer un portefeuille en plusieurs devises, acheter des ETF cotés à la Bourse suisse, ou même investir dans l’immobilier ou les matières premières.

Grâce à l’infrastructure financière internationale de la Suisse, les produits d’investissement y sont souvent plus diversifiés que ceux proposés par les banques de détail françaises.

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FAQs

Puis-je ouvrir un compte en Suisse sans y vivre ?

Oui. De nombreuses banques suisses permettent aux non-résidents — y compris les citoyens français — d’ouvrir un compte. En revanche, les conditions peuvent être plus strictes : dépôt minimum plus élevé, services restreints, ou procédures plus longues.

Ai-je besoin d’un permis de séjour pour ouvrir un compte ?

Pas forcément. Avoir un permis de séjour suisse (B ou C) facilite la procédure et donne accès à davantage de services. Mais en tant que non-résident, vous pouvez également ouvrir un compte, avec parfois moins d’options.

Quels documents sont nécessaires ?

Vous devrez fournir un passeport ou une carte d’identité, un justificatif de domicile récent (France ou Suisse), un justificatif de revenus ou d’activité, et parfois un permis de séjour si vous vivez en Suisse. La banque exigera aussi une justification de l’origine des fonds, conformément aux règles anti-blanchiment.

Les comptes bancaires suisses sont-ils protégés ?

Oui. Vos dépôts sont garantis jusqu’à 100 000 CHF par personne et par banque, dans le cadre du système suisse de protection des dépôts (esissuisse), à condition que la banque soit agréée par la FINMA.

Puis-je détenir plusieurs devises sur un même compte ?

Oui. De nombreuses banques suisses proposent des comptes multidevises, vous permettant de détenir et gérer des fonds en CHF, EUR, USD et d’autres monnaies. C’est particulièrement utile pour les expatriés français avec des besoins transfrontaliers.

Puis-je ouvrir un compte en ligne ?

Oui, surtout avec des banques digitales comme Zak ou Neon, qui permettent aux citoyens français d’ouvrir un compte entièrement via application mobile, parfois en moins de 30 minutes. Pour les banques traditionnelles, un rendez-vous en agence est souvent requis, notamment pour les comptes premium.

Dois-je déclarer mon compte suisse aux impôts français ?

Oui. En tant que résident fiscal français, vous êtes légalement tenu de déclarer tout compte étranger, y compris en Suisse, via le formulaire n°3916. Depuis la mise en place du CRS, les banques suisses transmettent automatiquement vos informations à l’administration fiscale française.

Quelle est la différence entre banques internationales, cantonales et digitales ?

Les banques internationales offrent des services transfrontaliers et de gestion de patrimoine, idéaux pour les finances complexes. Les banques cantonales sont solides localement, mais leur couverture reste régionale. Les banques digitalesmisent sur la simplicité et des frais réduits, mais avec moins de services. Certaines, comme Alpian, combinent le meilleur des deux mondes : licence bancaire suisse complète + expérience 100 % mobile.

Est-ce légal d’avoir un compte en Suisse ?

Oui, totalement — à condition de le déclarer. Depuis la fin du secret bancaire, tout est transparent : la légalité ne pose aucun souci si vous respectez les obligations fiscales. Détenir un compte en Suisse est même un outil intelligent de diversification, à condition d’être en règle.

Puis-je ouvrir un compte joint avec mon conjoint/partenaire ?

Oui. La plupart des banques suisses proposent des comptes joints. Les deux titulaires doivent fournir leurs justificatifs et signer le contrat. C’est pratique pour gérer des dépenses communes, un patrimoine immobilier transfrontalier ou préparer une retraite à deux. Pensez simplement à respecter les obligations fiscales françaises pour chaque titulaire.

Conseils de Darius

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Publié le

29.08.2025

Darius CH

"La vraie récompense dans l'investissement vient de la patience et de la discipline."

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